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| La Néerlandaise Lorena Wiebes (au centre) célèbre sa victoire lors de la première étape du Tour de France femmes le 1er août 2026 à Lausanne. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Que la magie opère !", avait lancé Marion Rousse au départ de l'étape, donné au bord du lac Léman, dont les berges étaient noires de monde ce 1er août, jour de fête nationale en Suisse.
Cette première étape, longtemps ronronnante et seulement animée par la longue mais vaine échappée d'un quatuor emmené par la Française Océane Mahé, a donné lieu à un final en feu d'artifice.
L'arrivée au sommet de la côte Saint-François (2,6 km à 4,6%) aurait pu sourire à une puncheuse. Mais personne n'a pu décrocher Wiebes qui, comme en 2022, 2023 et 2025, a levé les bras sur le Tour.
"C'était un sprint long, un effort terrible. Je me suis accrochée dans les pourcentages les plus élevés de la côte finale à 1.500 m de la ligne. Et au kilomètre, je me suis dit que les puncheuses ne pourraient plus me décrocher", a expliqué la véloce Batave.
À 27 ans, Wiebes est au sommet de son art. Cette saison, elle en est déjà à 14 victoires. Une semaine après son succès final sur le Tour de Pologne, elle vient de décrocher la 132e victoire de sa carrière.
Ce ne fut pourtant pas faute d'essayer de la piéger. La première à s'y être risquée, la championne de France Célia Géry, qui a accéléré à 1.500 mètres de la ligne, a toutefois compris que Wiebes était dans un grand jour.
Constat identique pour la Mauricienne Kim Le Court et la Néerlandaise Demi Vollering, qui ont échoué dans les roues de Wiebes pour compléter le podium.
Bonification pour Vollering
Pour Vollering, apparue très émue sur le podium au moment de la présentation des équipes, l'effort n'a pourtant pas été inutile. La lauréate de l'édition 2023 a grappillé quatre secondes de bonification.
"Il faudra se battre pour chaque seconde", avait déclaré la leader de la formation FDJ United-Suez à la veille d'une épreuve dont elle partage le statut de tête d'affiche avec la vainqueure sortante, Pauline Ferrand-Prévot.
La Française, 8e samedi 1er août dans le même temps que Wiebes, a bouclé cette première étape dans le confort des premières places, à l'instar de Katarzyna Niewiadoma (7e), autre ancienne lauréate (2024).
"J'ai vraiment aimé cette journée", a déclaré la Rémoise, qui a salué le travail de ses équipières, "impeccables dans leur travail de positionnement lors d'une étape assez nerveuse".
Malgré une chute à 18 km de l'arrivée, la Suissesse Marlen Reusser (10e) a elle aussi terminé dans le même temps que les meilleures.
Autres candidates au podium, l'Espagnole Paula Blasi (victorieuse de la Vuelta en juin) et la Néerlandaise Anna van der Breggen ont échoué à quelques longueurs de la tête et concédé huit secondes.
Dimanche 2 août, le départ de la deuxième étape est fixé à Aigle, siège de l'Union cycliste internationale (UCI). Le parcours est casse-pattes dans sa première partie, avec cinq côtes répertoriées. Mais la dernière difficulté étant située à 47 km de la ligne, les sprinteuses devraient pouvoir en profiter pour s'expliquer sur le quai du Mont-Blanc, à Genève.
L'occasion sera belle pour Wiebes de récidiver.
AFP/VNA/CVN


