>> Hantavirus : aucun cas détecté au Vietnam, appel à la vigilance
>> L'OMS considère toutes les personnes à bord du navire comme des contacts "à haut risque"
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| Passagers à l'aéroport international de Nôi Bài, à Hanoï. |
| Photo : VNA/CVN |
Conformément aux instructions du Département de la prévention des maladies du ministère de la Santé, publiées dans la dépêche urgente n°666/PB-BTN du 5 mai 2026 relative au renforcement de la prévention et de la lutte contre les maladies dues au hantavirus, le Centre de contrôle des maladies (CDC) de Hanoï est chargé de suivre étroitement l’évolution de la situation épidémique dans le monde afin de conseiller les autorités sanitaires sur les mesures adaptées.
Le CDC de Hanoï doit également intensifier les activités de surveillance et de quarantaine sanitaire concernant les moyens de transport et les marchandises afin de détecter rapidement les agents pathogènes ou vecteurs potentiels de transmission du hantavirus.
Le contrôle des rongeurs au niveau des postes-frontières continue d’être appliqué conformément aux directives du ministère de la Santé. Les agents chargés du contrôle sanitaire et des maladies transmissibles bénéficient en outre de formations sur les mesures de prévention et l’utilisation des équipements de protection individuelle.
Le Service de la santé de Hanoï a demandé aux établissements hospitaliers publics et privés de préparer les médicaments, produits chimiques, réactifs biologiques et matériels médicaux nécessaires au diagnostic et au traitement, afin d’être prêts à faire face à toute éventuelle apparition de cas.
Les hôpitaux sont également tenus d’assurer un bon accueil des patients, un diagnostic précoce, l’isolement et un traitement intensif afin de limiter au maximum les complications graves et les décès, tout en garantissant le respect des mesures de prévention des infections nosocomiales.
Lorsqu’un cas confirmé ou suspect de maladie due au hantavirus est détecté, les établissements médicaux doivent immédiatement en informer le CDC de Hanoï ou les centres de santé locaux afin de coordonner les mesures de riposte sanitaire.
Les autorités communales et de quartier ont été invitées à renforcer la surveillance épidémiologique afin de détecter rapidement les cas suspects sur leur territoire, d’organiser sans délai l’isolement, le traitement et les mesures de confinement nécessaires pour éviter toute propagation dans la communauté. Elles doivent également coopérer avec les établissements de santé pour mener les enquêtes épidémiologiques et effectuer les prélèvements nécessaires au diagnostic des cas présentant des symptômes respiratoires aigus sévères d’origine inconnue ou des manifestations de fièvre hémorragique accompagnée d’insuffisance rénale suspectées d’être liées au hantavirus.
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| Le navire de croisière MV Hondius accoste au port de Granadilla, à Tenerife, dans l’archipel des Canaries, en Espagne, le 10 mai 2026. |
| Photo : AA/VNA |
Selon les informations de l’Organisation mondiale de la santé, entre le 1er avril et le 4 mai 2026, un groupe de cas d’infections respiratoires aiguës sévères a été signalé à bord d’un navire de croisière naviguant entre l’Argentine et l’Atlantique Sud.
Au 4 mai, sept cas avaient été recensés, dont deux confirmés positifs au hantavirus et cinq suspects. Parmi eux figuraient trois décès, un patient dans un état critique et trois personnes présentant des symptômes bénins. Le navire transportait 147 personnes de 23 nationalités différentes.
Aucun ressortissant vietnamien n’a été signalé parmi les passagers ou membres d’équipage concernés.Le hantavirus est un agent pathogène responsable d’une maladie infectieuse aiguë transmise à l’homme par les rongeurs, en particulier les rats.
La contamination peut survenir par ingestion d’aliments contaminés, par contact avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés, ou encore par inhalation de poussières contaminées lors du nettoyage de zones infestées. La transmission interhumaine reste très rare, bien qu’elle ait déjà été observée lors d’épidémies du virus Andes en Amérique du Sud.
La période d’incubation varie généralement de deux à quatre semaines, pouvant aller jusqu’à huit semaines. Les symptômes initiaux comprennent notamment fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, nausées ou douleurs abdominales, avant d’évoluer dans certains cas vers une toux, des difficultés respiratoires, une insuffisance respiratoire et une chute de la tension artérielle pouvant entraîner le décès.
À ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique contre les infections dues au hantavirus ; la prise en charge repose essentiellement sur les soins de soutien et la réanimation en milieu hospitalier.
Les experts sanitaires soulignent que la situation actuelle diffère nettement des débuts de la pandémie de COVID-19, le hantavirus présentant un risque de propagation généralisée beaucoup plus faible.
Dans ce contexte, et bien qu’aucune circulation du virus chez l’homme ne soit actuellement signalée au Vietnam, le ministère de la Santé rappelle que la présence fréquente de rongeurs dans l’environnement quotidien impose une vigilance accrue. Il est ainsi fortement recommandé de ne pas manipuler de rats ou de souris, vivants ou morts, et d’éviter tout contact avec leurs nids ou leurs excréments.
Pour le nettoyage des zones suspectes, les experts préconisent d'aérer les locaux et de porter systématiquement des gants et des masques. Il est crucial d'humidifier les surfaces avec un désinfectant avant de nettoyer.
Par ailleurs, une hygiène rigoureuse des mains et une gestion stricte des déchets et des stocks alimentaires sont essentielles pour ne pas attirer les nuisibles. Toute personne présentant des symptômes évocateurs après un contact potentiel avec des rongeurs est invitée à consulter immédiatement un établissement de santé pour un diagnostic et une prise en charge rapide.
VNA/CVN




