>> Hantavirus : le navire attendu samedi aux Canaries, début de l'évacuation des passagers lundi
>> Hantavirus : d'autres cas "possibles" selon l'OMS mais risque "limité"
>> Hantavirus : le risque pour l'ensemble de la population est "absolument faible", assure l'OMS
>> L’Espagne surveille un deuxième cas contact lié au hantavirus sur un navire de croisière
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| Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse virtuelle consacrée au hantavirus, à Genève, le 7 mai 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le dernier bilan de l'OMS vendredi 8 mai recense au total six cas confirmés parmi huit cas suspects, comprenant un couple de passagers néerlandais et une Allemande décédés, de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin ni traitement.
Trois personnes ont été débarquées au Cap-Vert mercredi 6 mai.
Le directeur de l'OMS accompagnera les ministres espagnols de la Santé et de l'Intérieur sur l'île de Tenerife "afin d'assurer la coordination entre les administrations, le contrôle sanitaire et la mise en œuvre des protocoles de surveillance et d'intervention prévus", ont précisé ces sources.
Mais le risque d'une propagation d'hantavirus pour la population mondiale est "absolument faible", a tenu à rassurer vendredi 8 mai l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Il s'agit d'un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible", a déclaré à Genève un porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier.
"Pas un nouveau COVID"
Il a souligné que, dans certains cas, le voisin de cabine d'une personne contaminée ne l'a pas été. "Ce n'est pas du tout comme la rougeole, par exemple: si vous êtes ici dans la salle de presse et que quelqu'un à l'avant tousse, les premiers rangs ne seraient pas en danger. Un contact étroit signifie qu'il faut pratiquement être nez à nez (...) Ce n'est pas un nouveau COVID", a-t-il insisté.
Le MV Hondius, du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, est parti le 1er avril d'Ushuaïa, en Argentine. "La possibilité de contagion à Ushuaïa est pratiquement nulle", a affirmé vendredi 8 mai Juan Petrina, un responsable sanitaire de la province de la Terre de feu, lors d'une conférence de presse.
Le bateau navigue actuellement vers Tenerife, aux Canaries, où il est attendu dimanche 9 mai.
Le débarquement des passagers devra avoir lieu entre dimanche midi 9 mai et lundi 10 mai, "seule fenêtre" possible en raison de la météo, a souligné un responsable du gouvernement régional des Canaries.
Le navire fait l'objet d'une alerte sanitaire internationale depuis le week-end dernier, lorsque l'OMS a été informée de la mort de trois passagers dont la cause suspectée était l'hantavirus.
Ce virus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. Mais des experts ont confirmé que la variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme.
Il n'y avait plus jeudi 7 mai aucun cas suspect à bord parmi les 147 passagers, selon les données actualisées de l'OMS, mais le délai d'incubation, qui peut aller jusqu'à six semaines, incite à la prudence.
Deux résidents de Singapour qui se trouvaient à bord du navire et ont pris le même vol Sainte-Hélène-Johannesbourg qu'une personne ensuite décédée de l'hantavirus ont été testés négatifs, a annoncé vendredi 8 mai l'agence des maladies infectieuses de la cité-État. Il sont maintenus en quarantaine par précaution.
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| Vue aérienne du bateau de croisière MV Hondius au mouillage au large du port de Praia, au Cap-Vert, le 5 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Risque minime"
Les autorités sanitaires de plusieurs pays s'efforcent de retrouver les cas contacts pour les isoler et procéder à des tests.
L'OMS a annoncé qu'une hôtesse de l'air de la compagnie néerlandaise KLM, qui avait été en contact avec la passagère néerlandaise ayant brièvement embarqué sur un vol Johannesburg-Amsterdam avant de décéder de l'infection à l'hantavirus, avait été testée négative.
Mais un peu plus tard, les autorités espagnoles ont annoncé qu'une femme ayant emprunté le même vol présentait des symptômes compatibles avec une infection à l'hantavirus et avait été hospitalisée dans la région de Valence (Sud-Est).
En Grande-Bretagne, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (UKHSA) a annoncé qu'un ressortissant britannique avait été classé parmi les cas suspects d'hantavirus liés au foyer détecté sur le MV Hondius. Selon elle, il se trouve à Tristan da Cunha, une île britannique isolée de l'Atlantique Sud, où le MV Hondius a fait escale fin avril.
Ce cas suspect s'ajoute à deux cas confirmés concernant des citoyens britanniques, a précisé l'agence. L'un est hospitalisé en Afrique du Sud et l'autre aux Pays-Bas.
Concernant les habitants de l'île britannique de Saint-Hélène, où 29 passagers du bateau avaient débarqué lors d'une escale le 24 avril, M. Lindmeier a estimé que "le risque est minime".
Des personnes redoutant d'avoir contracté le virus, ou dont l'infection est avérée, sont soignées ou ont été priées de se confiner dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse et l'Afrique du Sud.
Les États-Unis ont annoncé vendredi 8 mai préparer une évacuation par avion des passagers américains du navire de croisière.
AFP/VNA/CVN





