Supercoupe d'Espagne : le Barça rejoint le Real en finale

Clasico en finale ! Le FC Barcelone a été poussé aux tirs au but par le Betis Séville, mais a fini par arracher jeudi 12 janvier son ticket pour la finale de la Supercoupe d'Espagne (2-2 a.p., 4-2 t.a.b.), où il affrontera le Real Madrid, vainqueur de Valence mercredi 11 janvier.

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Le gardien du FC Barcelone, Marc-Andre ter Stegen, arrête un tir au but face au Betis Séville, en demi-finale de la Coupe du Roi, le 12 janvier à Ryad.
Photo : AFP/VNA/CVN

Héroïque Marc-André ter Stegen ! En détournant les deux tirs au but de Juanmi et de William Carvalho, le portier allemand du Barça a hissé son équipe vers la finale, dimanche 15 janvier (20h00) à Ryad.

Auparavant, Robert Lewandowski avait ouvert la marque à la 40e minute, mais Nabil Fekir avait égalisé à la 77e, puis Ansu Fati avait remis les siens devant d'une reprise de volée du gauche parfaitement placée au début de la prolongation (93e), avant que Loren Moron, d'une talonnade astucieuse, n'envoie les deux équipes aux tirs au but.

Comme la veille entre le Real Madrid et le Valence CF (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.), il a fallu patienter jusque tard dans la nuit pour connaître l'affiche de la finale de cette Supercoupe d'Espagne organisée en Arabie Saoudite : et ce sera bien le premier clasico de l'année 2023 qui décidera du vainqueur, dimanche 15 janvier au stade du Roi-Fahd à Ryad.

Scénario haletant

Pour le Barça, leader de Liga et dans une excellente forme, cette qualification va faire du bien au moral. Surtout au vu du scénario haletant de la partie. Après un premier but annulé à Pedri pour hors-jeu, les Catalans ont ouvert la marque grâce à un but conclu par "Lewy" en deux temps, mais bien amené par Ousmane Dembélé. L'ailier français a d'ailleurs été l'élément offensif le plus actif de la rencontre côté blaugrana.

Dans la foulée, Ter Stegen s'est déjà montré intraitable sur sa ligne, en déviant notamment une grosse frappe de German Pezzella et deux autres tentatives de Rodri et Luiz Henrique. "Il y a une part de chance, et ce (jeudi) soir, c'est tombé en notre faveur. Mais bon, j'aimerais bien avoir moins de travail à faire pendant les matches", a soupiré le gardien au coup de sifflet final.

Mais le Betis a trouvé la faille au retour des vestiaires : à la 77e, ce même Luiz Henrique a décalé Nabil Fekir dans la surface, qui a ajusté une frappe placée du gauche pour égaliser. La fin de match est devenue folle.

Le capitaine Sergio Busquets a honoré son 700e match avec le FC Barcelone en Supercoupe d'Espagne, le 12 janvier à Ryad.
Photo : AFP/VNA/CVN

Robert Lewandowski a cru remettre les siens devant à la 81e, mais son but a été annulé pour un hors-jeu préalable de Ferran Torres. Deux frappes d'Ansu Fati ont été repoussées par Claudio Bravo juste avant la fin du temps réglementaire.

Mais c'est bien le prodige du Barça qui a remis les Catalans devant à la 93e, d'une sublime reprise de volée du gauche après un coup-franc renvoyé par la défense andalouse. Un bijou presque égalé par la talonnade astucieuse de Loren Moron à la 101e, après un cafouillage dans la surface, qui a trompé Ter Stegen.

Busquets, la 700e

Heureusement pour les Catalans, le portier allemand a retrouvé ses esprits pour la séance de tirs au but, où il s'est montré encore une fois très costaud. Pour le Betis, qui a joué la dernière minute de la prolongation à dix après l'exclusion d'Andrés Guardado pour un deuxième carton jaune en six minutes, la désillusion est grande : les Andalous, vainqueurs de la Coupe du Roi l'an passé, rêvaient de créer encore une fois la surprise.

"On a fait un match complet, à l'exception des premières 25 minutes où c'est Barcelone qui a eu le ballon. Ensuite on a pris le contrôle du ballon, on était à l'aise, et je crois qu'on a été supérieurs pendant la deuxième période", a relativisé Manuel Pellegrini en conférence de presse d'après-match.

Pas de coup de théâtre, donc : ce sont bien les hommes de Sergio Busquets, qui a disputé jeudi 12 janvier son 700e match avec le Barça (seuls Lionel Messi, avec 778 matches, et Xavi, avec 767 matches, le dépassent), qui s'envolent vers un clasico qui s'annonce déjà croustillant.

AFP/VNA/CVN



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