RDCongo : utilisation des données mobiles pour prévoir la propagation d'Ebola

Des données anonymisées de téléphonie mobile ont été utilisées en République démocratique du Congo (RDC), pour la première fois dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola, pour suivre les déplacements de la population et prévoir la propagation ultérieure du virus, ont indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'organisation suédoise Flowminder qui participe au projet.

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Des agents de santé prennent en charge un patient atteint d’Ebola dans un centre de traitement à Bunia, en Ituri (RDC).
Photo : AFP/VNA/CVN

L'analyse se base sur les informations du plus grand opérateur de téléphonie mobile du pays, Vodacom. Lorsque les abonnés se déplacent dans le pays, leurs téléphones se connectent à différentes stations de base.

Les informations anonymisées sur ces connexions permettent de déterminer les principaux axes de déplacement des personnes et d'identifier les zones vers lesquelles l'infection pourrait être importée depuis les foyers existants.

Flowminder souligne qu'elle ne reçoit pas de données permettant d'identifier les abonnés individuellement. Les premiers calculs ont été effectués pour Bunia, Mongbwalu et Rwampara, dans la province de l'Ituri, où l'épidémie actuelle a débuté.

Les chercheurs ont identifié les zones vers lesquelles les personnes présentes sur place se dirigeaient le plus fréquemment. À la fin du mois de juin, des cas d'Ebola avaient été recensés dans les dix zones qui figuraient en tête des flux de déplacements.

L'analyse a permis d'attirer l'attention sur Kisangani, un important nœud de transport sur le fleuve Congo, situé loin de l'épicentre initial. Avant même l'apparition des premiers cas dans cette ville, les données révélaient des liens importants entre Kisangani et les zones touchées.

L'OMS a ensuite renforcé les mesures antiépidémiques à Kisangani. Par la suite, des cas de la maladie y ont été confirmés. Une analyse ultérieure a révélé des déplacements intenses entre Kisangani et Kinshasa, ainsi que vers des localités situées le long du fleuve Congo et dans des zones proches des frontières avec l'Afrique du Sud et le Soudan du Sud.

L'OMS a précédemment averti du risque de propagation de la maladie vers la capitale de la RDC et les pays voisins.

APS/VNA/CVN

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