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| Le Fairy Pitta compte parmi les oiseaux migrateurs les plus rares jamais observés au Vietnam. |
| Photo : TP/CVN |
Du très rare Eastern Moustached Laughingthrush au Paradisier à queue blanche, véritables "messagers célestes", ces visiteurs d’exception composent aujourd’hui un tableau naturel saisissant au milieu de l’effervescence urbaine.
Classé parmi les espèces vulnérables (VU) sur la Liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), le Fairy Pitta compte parmi les oiseaux migrateurs les plus rares jamais observés au Vietnam.
Avec son plumage aux couleurs chatoyantes et son ventre roux caractéristique, cet oiseau est depuis longtemps considéré comme le "rêve absolu" des photographes animaliers.
Pendant la saison de migration, à la fin avril, l’espèce a été aperçue de manière totalement inattendue dans le jardin botanique de Hanoï ainsi que dans une zone résidentielle très arborée de Câu Giây, attirant de nombreux amoureux de la nature venus l’observer et le photographier.
Habitué aux épaisses canopées forestières et extrêmement sensible au moindre bruit, il est extrêmement difficile de l’approcher.
Les photographes doivent garder leurs distances, limiter leurs mouvements et attendre patiemment l’instant fugace où l’oiseau s’avance dans une zone idéalement éclairée avant de prendre le cliché.
L’une des découvertes les plus remarquables de cette saison demeure toutefois l’apparition du Eastern Moustached Laughingthrush.
L’espèce se distingue par ses yeux bleu pâle particulièrement marqués et par deux bandes noires longeant les joues, évoquant une fine moustache.
Son apparence singulière pousse d’ailleurs de nombreux observateurs à le comparer à un personnage tout droit sorti d’un dessin animé évoluant au milieu des arbres de Hanoï.
Selon les chercheurs, cette espèce est principalement répartie en Chine. Au Vietnam, elle n’a été observée que dans une zone très restreinte près de la frontière de Cao Bang. Son apparition au cœur de Hanoï est donc considérée comme un phénomène biologique particulièrement rare.
D’après le photographe Trân Hông, vivant à Hanoï, la présence de cet oiseau pourrait également s’expliquer par une prise de conscience croissante du public en matière de protection de la faune sauvage, notamment depuis le durcissement des réglementations concernant l’élevage et le commerce des animaux sauvages. Son apparition au cœur de Hanoï est donc considérée comme un phénomène biologique particulièrement rare.
"De nombreuses personnes élevaient autrefois des oiseaux sauvages comme animaux d’ornement. Mais en comprenant mieux les réglementations ainsi que l’importance de la préservation de la nature, elles ont progressivement relâché ces oiseaux dans leur milieu naturel", explique-t-il.
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| Outre les espèces rares, l’écosystème de Hanoï abrite également de nombreux oiseaux magnifiques et originaux, tels que des faucons, des pie-grièches, des bulbuls ou encore des gobemouches. |
| Photo : TP/CVN |
Outre ces oiseaux migrateurs rares, l’apparition du Paradisier à queue blanche lors des congés du 30 avril et du 1er mai est également devenue un rendez-vous très attendu des photographes animaliers.
Contrairement aux individus brun-roux plus fréquemment observés, les mâles adultes au plumage entièrement blanc sont considérés comme extrêmement rares. Doté d’un vol souple et d’une longue queue immaculée, cet oiseau évoque un « fantôme blanc » glissant entre les arbres.
Ces derniers temps, Hanoï a également enregistré la présence de groupes de Pie bleue à bec rouge venus nicher au cœur de zones résidentielles, ainsi que de nombreux oiseaux remarquables tels que des faucons, des pies-grièches, des bulbuls ou encore des gobemouches, suscitant l’intérêt croissant des amoureux de la nature.
Selon les observateurs ornithologiques, à la fin de la migration de retour vers le nord, certaines espèces, comme le Paradisier à queue blanche, arborent leur plus belle queue, longue et ondulante. Cependant, ils ne font généralement qu’une brève escale avant de reprendre leur voyage, s’attardant rarement aussi longtemps qu’au début de la migration.
NDEL/VNA/CVN

