Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine

Le président argentin Javier Milei est en France à partir de mercredi 30 septembre, en quête d'investissements pour une économie stabilisée mais dont redécollage et retombées se font attendre, au point de semer un doute sur l'issue de la présidentielle dans un an.

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Le président argentin Javier Milei lors d'une conférence à Buenos Aires, le 20 août.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le président ultralibéral, à Paris jusqu'au 2 octobre pour le forum "Argentina week", prendra la tête d'une importante délégation d'une demi-douzaine de ministres, d'une dizaine de gouverneurs de provinces, minières notamment, et de chefs de grandes entreprises.

Son voyage comprendra une allocution jeudi à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et, le même jour, une rencontre privée à l'Élysée avec son homologue français Emmanuel Macron, selon son agenda officiel.

Le chef de l'État argentin doit par ailleurs se voir décerner vendredi 2 octobre un prix lors du Paris Economic Forum "pour la cohérence et l'ampleur du programme économique qu'il a porté comme président", selon un communiqué.

Dans une vidéo publiée mardi 29 septembre sur Instagram, le dirigeant au pouvoir depuis fin 2023 se représente en haut d'une tour Eiffel piquée d'un drapeau argentin, accompagné d'un lion.

L'"Argentina week" de Paris n'est que le second événement de ce type, après un précédent à New York en mars. Un égard salué de source diplomatique française, où l'on rappelle le bond de 63% des investissements directs en Argentine en 2024 (mines, énergie, agro-industrie).

La France y est le 7e investisseur, 5e si l'on exclut les juridictions de transit, type Pays-Bas.

Car l'économiste-président, qui se décrit comme "anarcho-capitaliste", a besoin d'aide. Si la stabilisation macro-économique ne fait aucun doute, avec une maîtrise de l'inflation - ramenée de 161% sur un an à 33% -, l'équilibre des comptes, la reconstitution partielle de réserves de change, ces trois ans d'austérité ont saigné industrie, emploi et consommation.

La pauvreté, rompant avec une tendance à la baisse, a rebondi de quatre points au premier semestre 2026, touchant près d'un Argentin sur trois.

Et l'économie, quoique officiellement en croissance (2% sur un an), s'est contractée de 0,6% au deuxième trimestre. Puis de nouveau en juillet.

Les secteurs des mines et hydrocarbures ont certes aimanté une bonne partie des quelque 50 milliards de dollars de projets d'investissements, au titre du "RIGI", un Régime d'incitation aux grands investissements assorti d'avantages fiscaux, douaniers et de change.

AFP/VNA/CVN

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