11/05/2021 11:39
La commissaire européenne Ylva Johansson a appelé lundi 10 mai les États membres à montrer de la "solidarité" avec l'Italie, en prenant en charge des migrants arrivés sur l'île de Lampedusa ces derniers jours.
Partout en Europe, les citoyens trouvent des solutions locales pour venir en aide aux réfugiés. Photo : Reuters/VNA/CVN

"J'appelle les États membres à aider pour les relocalisations, je sais que c'est plus difficile en période de pandémie mais je pense que c'est faisable, qu'il est temps de montrer de la solidarité à l'égard de l'Italie", a déclaré la responsable européenne, lors d'une conférence de presse aux côtés du Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.

Plus de 1.400 migrants sont arrivés ce week-end à bord d'une quinzaine de bateaux sur la petite île de Lampedusa, dans le sud de l'Italie, selon les médias italiens. La commissaire européenne chargée des Affaires intérieures a indiqué s'être entretenue lundi 10 mai au téléphone avec la ministre italienne de l'Intérieur Luciana Lamorgese.

Elle a précisé que ses services se mettaient actuellement en contact avec les autres États membres pour leur demander d'accueillir des migrants sur leur sol. Mme Johansson et M. Grandi ont estimé que cette situation démontrait la nécessité d'adopter le nouveau Pacte sur la migration et l'asile présenté par la Commission en septembre dernier, et qui fait l'objet de discussions difficiles entre États membres.

En attendant la mise en place d'un système pérenne pour répartir de façon plus équitable entre les Vingt-Sept les migrants arrivant dans l'UE, "nous devons mettre en place des arrangements temporaires", a dit la responsable suédoise, reconnaissant qu'ils ne reposaient que sur la bonne volonté des États membres.

Le chef du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a estimé que le nombre de migrants arrivés était "gérable". Il a exhorté les pays de l'UE à se doter d'un système "plus prévisible et efficace pour sauver les personnes en mer" et "pour leur relocalisation". Il a aussi souligné la nécessité "d'arrêter les refoulements qui se produisent aux frontières extérieures de l'UE, et un mécanisme pour enquêter sur ces refoulements quand ils se produisent". Il a appelé l'Europe à en faire plus pour l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile.

"Quatre-vingt dix pour cent de ces personnes dans le monde se trouvent non pas dans des pays riches mais en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie", a souligné Filippo Grandi. "Je sais que les négociations autour du pacte sont très complexes, qu'il faut réconcilier des intérêts divergents mais le HCR (...) espère vraiment que ses dispositions finiront par être approuvées par l'UE", a-t-il ajouté.

APS/VNA/CVN

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