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| Un véhicule de l’ONU et des ambulances transportant des blessés de conflit et des patients quittant Gaza pour se faire soigner à l’étranger via le point de passage frontalier de Rafah, le 19 mars. |
| Photo : Reuters/CVN |
La population ne peut pas accéder aux zones de Gaza où se trouvent les terrains réservés et les infrastructures essentielles. Elle ne peut pas non plus se rendre à l'étranger ni accéder à la Cisjordanie, où sont disponibles des services tels que des soins de santé spécialisés, a précisé l'OCHA dans un communiqué.
Les personnes autorisées à sortir dans le cadre d'évacuations médicales ne représentent qu'une infime fraction de celles qui ont besoin de services non disponibles localement, tandis que le rétablissement des services locaux est entravé par les restrictions à l'entrée de produits essentiels et les restrictions imposées aux opérations des principaux partenaires humanitaires, a-t-il ajouté.
Malgré ces restrictions, les partenaires de l'OCHA ont distribué la semaine dernière près de 5.000 articles de literie, 600 kits de literie, plus de 1.500 kits d'étanchéité et près de 550 tentes à plus de 4.400 familles. Les partenaires chargés de la sécurité alimentaire continuent de servir environ 1,1 million de repas chaque jour grâce à plus de 120 cuisines, a fait savoir la même source.
Plus de six mois après la déclaration d'un cessez-le-feu, la faim n'a pas disparu à Gaza, a déploré l'OCHA citant le Programme alimentaire mondial. Les familles dépendent toujours de l'aide alimentaire pour survivre alors que les aliments frais restent trop chers et une famille sur cinq ne prend qu'un seul repas par jour.
L'OCHA a signalé que la pénurie de gaz de cuisine contraignait près de sept familles sur dix à brûler des déchets ou à recourir à d'autres moyens dangereux pour cuisiner.
En Cisjordanie, les déplacements de population se poursuivent. Au cours de la semaine dernière, l'OCHA a recensé le déplacement de plus de 30 personnes suite à des menaces et des attaques répétées par des colons contre des communautés de bergers à Hébron et à Ramallah. Depuis 2023, plus de 5.900 Palestiniens ont été déplacés par la violence des colons, dont 2.000 cette seule année, a déclaré l'OCHA.
Xinhua/VNA/CVN


