À Gaza, des abris en fibre de verre pour des milliers de déplacés

Pièce par pièce, des dizaines d'ouvriers en gilets fluorescents s'activent dans le Sud de la bande de Gaza ravagée par deux ans de conflit pour assembler des unités d'habitation en fibre de verre destinées à accueillir des milliers de Palestiniens déplacés.

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Dans le Sud de la bande de Gaza, des millions de Palestiniens vivent dans dans des abris de fortune.
Photo : CTV/CVN

Six mois après l'entrée en vigueur, le 10 octobre 2025, d'un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, la situation humanitaire reste désastreuse dans le territoire, où près de 2 millions de Palestiniens vivent dans des abris de fortune.

"Les familles font face à des conditions extrêmement difficiles, avec une destruction généralisée tout autour et un accès limité aux services de base", indique à l'AFP Alessandro Markic, chef du bureau du Programme de l'ONU pour le développement (Pnud) à Gaza à l'origine du projet.

Dans la zone d'al-Mohararat, à l'ouest de Khan Younès, un camp de logements en fibre de verre est en cours de construction, avec quelque 4.000 unités prévues.

Sur des images de l'AFP, les ouvriers posent les toits, assemblent les murs et installent de petites fenêtres, et des familles s'y installent peu à peu, disposant tapis et coussins à l'intérieur, visiblement soulagées de quitter les tentes en toile où vivent la plupart des déplacés.

"Il s'agit de solutions très basiques et temporaires, tandis que nous continuons à planifier la relance et la reconstruction", affirme M. Markic. Selon lui, ces habitations "offrent davantage de dignité, d'intimité et de protection pendant l'hiver".

Nasma Sharab s'est installée avec ses fils dans l'une de ces unités. C'est "mieux" dit-elle, ces habitations "ne s'envolent pas constamment avec le vent (...) comme les tentes", "mais c'est une solution temporaire en attendant que la reconstruction commence et que les gens puissent rentrer chez eux".

Ali Abou Nahl vit désormais à Beit Lahia, dans le Nord de Gaza, après avoir été déplacé vers le Centre et le Sud du territoire avec ses enfants et ses petits-enfants. Sa maison ayant été totalement détruite, il vit aujourd'hui dans une tente.

"Six mois ont passé, et la même douleur revient sans cesse", confie ce Palestinien de 65 ans. "Ça fait la moitié d'une année que les bombardements ont cessé, mais à Gaza, la guerre ne s'arrête pas quand les frappes cessent".

AFP/VNA/CVN

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