Les difficultés financières offrent à l'OMS l'occasion de se recentrer

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a traversé l'an dernier l'une des plus difficiles périodes de son histoire avec l'annonce du retrait de son principal contributeur, les États-Unis, l'occasion de se recentrer sur ses priorités, a estimé son directeur général lundi 2 février.

>> L'OMS appelle à augmenter les taxes sur les boissons sucrées et alcoolisées

>> Californie, premier État américain à rejoindre le réseau de surveillance des épidémies de l’OMS

Le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, le 10 décembre 2024 à son siège à Genève, en Suisse.
Photo : AFP/VNA/CVN


Quelques heures seulement après son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le président américain Donald Trump avait annoncé des coupes drastiques dans l'aide extérieure américaine et signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de l'OMS après un délai d'un an réglementaire.

Plusieurs autres pays ont aussi réduit leur soutien à l'aide internationale.

L'année écoulée "a été indéniablement l'une des plus difficiles de l'histoire de l'organisation", a déclaré son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l'ouverture d'une réunion du Conseil exécutif de l'OMS à son siège à Genève (Suisse).

"Des coupes importantes dans notre financement ne nous ont pas laissé d'autre choix que de réduire la taille de nos effectifs", a-t-il dit.

La semaine dernière 31 janvier, il avait affirmé que l'OMS avait "réussi à réduire (...) à 1.241" le nombre de licenciements, tandis que "1.162 membres du personnel ont quitté l'organisation ou partiront dans le cadre d'une retraite, d'un départ à la retraite anticipé et volontaire ou d'une retraite naturelle".

"Au cours des 12 derniers mois, nous avons traversé un processus douloureux, mais nécessaire, de définition des priorités et de réalignement", avait-il indiqué.

Le chef de l'OMS a affirmé lundi 2 février qu'il considérait ce processus "en grande partie terminé" : "Nous avons atteint une stabilité et nous allons de l'avant".

"Nous avons certes fait face à une crise importante au cours de l'année écoulée, mais nous l'avons aussi considérée comme une opportunité", a-t-il insisté, jugeant que "c'est une occasion de parvenir à une OMS plus allégée qui se concentrera davantage sur sa mission".

Retrait américain

Il a appelé les pays à continuer d'augmenter progressivement leurs cotisations pour réduire la dépendance de l'OMS aux contributions volontaires.

En mai 2025, les États membres ont donné leur feu vert à une deuxième augmentation de 20% des cotisations obligatoires. Mais cela ne suffit pas car l'OMS reste en grande majorité financée par des contributions volontaires des États.

Trois augmentations sont prévues pour approbation en mai 2027, mai 2029 et mai 2031, selon le chef de l'OMS. L'objectif final est de les porter à 50% du budget de base, contre 14% en 2022.

L'objectif, a-t-il souligné, est de "ne pas dépendre d'un nombre restreint de donateurs" et de "ne pas dépendre d'un financement rigide et imprévisible".

Le Conseil exécutif doit examiner cette semaine les notifications de retrait des États-Unis et de l'Argentine.

Le retrait américain doit inciter les pays à discuter de "l'avenir et de la raison d'être" de l'OMS, a indiqué Israël lundi 2 février, devant le Conseil exécutif.

La santé mondiale a atteint "un tournant critique" alors que les conflits, les crises humanitaires et le changement climatique exercent une "pression sans précédent sur les systèmes de santé", a relevé de son côté la Bulgarie, au nom de l'UE.

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top