>> La justice s’empare de l’affaire Mr Pips en simultané sur trois sites
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| Vue du procès de l’affaire "Mr Pips" devant le Tribunal populaire de Hanoi. |
| Photo : VNA/CVN |
Le procès de l’affaire "Mr Pips" s’est poursuivi vendredi matin 30 octobre avec l’interrogatoire de l’homme d’affaires Nguyên Hoà Binh, alias Shark Binh, et de plusieurs de ses employés, soupçonnés de faits de blanchiment d’argent.
Devant le tribunal, l’accusé Nguyên Hoà Binh a retracé l’historique de la création de la société Ngân Luong, fondée en 2012. Il a précisé qu’en 2018, il avait développé son réseau d’entreprises pour former un groupe comprenant plus d’une dizaine de filiales, parallèlement à de nombreux investissements dans environ 40 autres start-up du secteur technologique.
En ce qui concerne spécifiquement la société Ngân Luong, Nguyên Hoà Binh a demandé à ce qu’une politique transversale de protection des clients soit appliquée dans le cadre des activités de portefeuille électronique.
Il a expliqué que le réseau d’entreprises de Pho Duc Nam (alias Mr Pips) affichait un volume de transactions élevé et représentait un client d’envergure ; par conséquent, Ngân Luong lui avait affecté un conseiller dédié pour assurer son suivi et son assistance, mais sans qu’aucune concertation préalable n’ait eu lieu avec Nam.
Toutefois, Nguyên Hoà Binh a reconnu avoir commis un manquement en transmettant à Pho Duc Nam des réquisitions policières visant à contrôler des comptes liés aux plateformes de sa société. Cette transmission d’informations avait pour objectif principal de fidéliser un client d’envergure et d’accroître le chiffre d’affaires de l’entreprise.
C’est cette erreur qui nous vaut, à mes collaborateurs et à moi, de comparaître aujourd’hui devant ce tribunal, a déclaré l’accusé Nguyên Hoà Binh.
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| L’accusé Nguyên Hoà Binh (Shark Binh) reconnaît les faits qui lui sont reprochés en matière de blanchiment d’argent. |
| Photo : VNA/CVN |
L’accusé a déclaré avoir pleinement conscience de sa responsabilité dans la direction du personnel de la société Ngân Luong. Il a également accepté la peine requise à son encontre pour des faits de blanchiment d’argent, conformément à l’acte d’accusation du Parquet.
Selon l’acte d’accusation, dès le mois de juin 2020, Nguyên Hoà Binh, Nguyên Thi Nam et Trân Thi Thanh Tâm savaient que les plateformes de trading GKFX, DK trade, ASX, ACX, Sea Investing, HonorFX et ScopeMarket, gérées par Pho Duc Nam, menaient des activités illicites et faisaient l’objet d’une enquête de police.
Cependant, afin de continuer à percevoir les frais de transaction, Nguyên Hoà Binh a ordonné à Nguyên Thi Nam et Trân Thi Thanh Tâm de maintenir le service client des portefeuilles Ngân Luong liés à ces plateformes. Parallèlement, il leur a demandé de se coordonner avec Pho Duc Nam et les employés desdites plateformes afin de falsifier les données de manière concertée.
Du 15 juin 2020 au 23 septembre 2022 (période durant laquelle les autorités ont adressé des demandes de vérification aux plateformes d’échange), un total de 232 victimes ont transféré près de 319 milliards de dôngs vers des comptes de portefeuilles électroniques Ngân Luong. Les actes commis par les accusés Nguyên Hoà Bình, Trân Thi Thanh Tâm et Nguyên Thi Nam constituent l’infraction de Blanchiment d’argent.
Lors de leur déposition au tribunal, les deux accusés Pho Duc Thang et Lê Thi Liêu (parents de Pho Duc Nam) ont présenté les avoirs enregistrés à leur nom, comprenant des biens acquis par l’épargne ainsi que des biens achetés pour leur fils avec des fonds frauduleux. Cette implication a conduit le Parquet à les poursuivre pour le délit de "blanchiment d’argent".
Selon le parquet, le couple Pho Duc Thang et Lê Thi Liêu a utilisé plus de 146 milliards de dongs de biens mal acquis de Pho Duc Nam, combinés à 40 milliards de dôngs de leurs propres fonds, pour régler l’achat de deux appartements.
Par la suite, Lê Thi Liêu a effectué des dépôts d’épargne en ligne, renouvelés à plusieurs reprises. Après avoir appris que Pho Duc Nam faisait l’objet de poursuites et d’une arrestation par la police, elle a retiré les fonds pour acheter de l’or et des dollars, qu’elle a ensuite confiés à des proches afin d’éviter toute détection et saisie.
VNA/CVN


