>> Netflix va racheter Warner Bros Discovery pour près de 83 milliards de dollars
>> Des stars d'Hollywood s'opposent au rachat de Warner Bros par Paramount Skydance
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| Le logo du studio hollywoodien Warner Bros Discovery à Culver City, le 5 décembre 2025 en Californie. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
De quoi ajouter un obstacle supplémentaire à la fusion entre les deux groupes, au lendemain d'une autre procédure lancée par la Californie et onze États américains pour s'y opposer.
Malgré l'assentiment du ministère américain de la Justice, une partie d'Hollywood espère encore pouvoir faire machine arrière.
Beaucoup craignent que ce mariage à 110 milliards de dollars ne débouche sur des suppressions d'emplois massives dans une industrie ayant déjà connu plusieurs vagues de fusions et de licenciements.
Si l'opération aboutit, la famille Ellison, propriétaire du conglomérat Paramount Skydance et proche de Donald Trump, contrôlerait deux chaînes d'information, CBS News et CNN, deux grands studios de cinéma, Paramount Pictures et Warner Bros, ainsi que deux plateformes de streaming, Paramount+ et HBO Max.
Le nouveau géant deviendrait "le plus grand acheteur de programmes cinématographiques et télévisuels originaux aux États-Unis", ce qui "menace la santé économique et créative de l'industrie américaine du divertissement", souligne la WGA dans sa plainte.
Il serait "le plus grand employeur de scénaristes, doté d'un pouvoir considérable pour faire baisser nos salaires, éliminer les opportunités pour les scénaristes émergents, supprimer des emplois dans l'ensemble du secteur et produire moins de programmes, ce qui aurait des répercussions sur la diversité narrative", a insisté dans un communiqué Tom Fontana, le président de la branche Est du syndicat des scénaristes.
"Cette fusion n'est pas inévitable et nous nous battons pour l'empêcher", a-t-il ajouté.
Paramount, qui s'est livré à une guerre d'enchères contre Netflix pour mettre la main sur Warner Bros, soutient de son côté que l'opération donnera naissance à un rival solide pour concurrencer Netflix, Amazon et Apple.
Pour convaincre, le conglomérat s'est engagé à sortir au moins trente films annuellement qui resteront en salles au minimum 45 jours.
Outre les procédures en cours aux États-Unis, le suspense entourant son rachat de Warner perdure dans l'Union européenne et au Royaume-Uni, où les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert.
AFP/VNA/CVN


