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Le super-typhon Bavi provoque des "dégâts majeurs" sur l'île américaine de Rota

Le super-typhon Bavi a provoqué des "dégâts majeurs" sur l'île de Rota, dans l'archipel américain des Mariannes, ont annoncé lundi 6 juillet les autorités, faisant état de "vents violents" et d'"inondations".

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Des vents violents, provoqués par le super-typhon Bavi, s'abattent sur Guam le 6 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous tenons bon. Nous subissons actuellement des vents violents et des inondations ici", a déclaré Lou Rosario, porte-parole du centre opérationnel de la mairie de Rota. "Certaines personnes signalent déjà des dégâts majeurs", a-t-elle ajouté.

Le Service météorologique américain (NWS) avait mis en garde contre des "dégâts catastrophiques" et "une situation de danger mortel".

"Le mur occidental de l'œil du super typhon Bavi est actuellement en train de traverser l'île de Rota", avait indiqué un peu plus tôt le NWS, faisant état de vents de 290 km/h.

Rota, île la plus méridionale des Mariannes du Nord, est peuplée d'environ 1.500 habitants. Le super typhon, d'une force équivalente à un ouragan de catégorie 5, peut souffler des rafales atteignant 350 km/h, selon le Centre de prévision des typhons.

La majeure partie de Rota "sera inhabitable pendant des semaines, voire plus longtemps", a affirmé le NWS. "De nombreuses habitations non construites en béton et non renforcées seront détruites, avec une destruction totale des toits et l'effondrement des murs", a-t-il ajouté.

L'organisme s'attend à des vagues pouvant atteindre 10,7 mètres, créant des conditions "extrêmement dangereuses" en mer. Selon Lou Rosario, des services de téléphonie mobile ont été coupés après la chute d'une antenne-relais.

"En travaillant ensemble et en prenant les précautions nécessaires, nous pouvons contribuer à protéger nos familles, nos voisins et notre communauté. Nous prions pour la sécurité de notre peuple", avait déclaré Aubry Hocog, le maire de Rota. L'île est proche de Guam, autre territoire américain.

Amélioration progressive

Le Nord de Guam a subi des vents équivalents à ceux d'un ouragan de catégorie un, a indiqué le NWS. "Le super-typhon Bavi quitte la région (...) Les conditions vont donc s'améliorer progressivement", a précisé l'organisme.

Ces territoires ont déjà été durement éprouvés en avril par le super-typhon Sinlaku, qui a notamment privé des dizaines de milliers de personnes d'électricité. En 2023, Guam avait aussi subi les rafales destructrices du typhon Mawar.

Plusieurs centaines de personnes se sont réfugiées dans l'hôtel Guam Plaza, tandis que des fortes pluies s'abattaient à l'horizontale à l'extérieur.

Environ 70% des clients sont des habitants venus se protéger. L'établissement possède un groupe électrogène qui devrait fonctionner "deux à trois jours" selon son directeur général, Sudipta Basu.

Dimanche 5 juillet, les véhicules avaient été rares sur les routes de Guam (170.000 habitants) et des Mariannes du Nord (40.000), déjà balayés par des pluies battantes et des vents violents.

El Niño

Miku Sakurai, 25 ans, une touriste japonaise qui devait rentrer à Tokyo avec ses amis dimanche, a vu son vol annulé en raison de la météo. "Nous resterons à l'hôtel quand la tempête arrivera. Ça me fait peur", a décrit à l'AFP la jeune femme, employée de bureau.

Des équipes de la protection civile locale, l'agence fédérale de gestion des urgences, étaient à pied d'œuvre à Guam où un centre de distribution a été approvisionné avec 1,1 million de litres d'eau, 1,2 million de repas, 6.700 lits de camp et 90 générateurs.

Cinq centres d'évacuation ont également ouvert leurs portes dans des écoles, avec une capacité d'accueil de 1.900 personnes, principalement celles vivant dans des habitations vulnérables.

L'Organisation météorologique internationale (OMI) a averti que le phénomène climatique El Niño, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure neuf à 12 mois, avait déjà commencé dans le Pacifique tropical.

Celui-ci réchauffe les températures de l'eau dans le centre et l'Est du Pacifique équatorial, modifiant à l'échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations, pouvant ainsi aggraver les catastrophes.

AFP/VNA/CVN

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