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| Des personnes installent des dispositifs de protection devant un magasin en prévision du Sommet du G7 Evian 2026, à Genève, en Suisse, le 11 juin 2026. Le Sommet du G7 doit se tenir du 15 au 17 juin dans la ville française d'Evian, située non loin de Genève. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Le Sommet réunira les dirigeants du Royaume-Uni, du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon et des États-Unis, ainsi que de l'Union européenne (UE), afin de discuter des réponses à un environnement international que la France décrit comme de plus en plus instable.
Le ministère français des Affaires étrangères a présenté vendredi 12 juin plusieurs domaines prioritaires pour le Sommet, notamment la promotion d'une croissance économique équilibrée et durable, le renforcement de la coopération internationale et la consolidation des chaînes d'approvisionnement en minerais critiques. Le Sommet comprendra également des échanges de vues sur les crises géopolitiques.
La France a fait de la réduction des déséquilibres économiques mondiaux une priorité de sa présidence du G7. Le président français Emmanuel Macron a affirmé que ces déséquilibres avaient atteint des niveaux inédits depuis la crise financière mondiale de 2007-2008 et risquaient d'alimenter le protectionnisme ainsi qu'une instabilité économique et géopolitique plus large.
Questions géopolitiques
Les questions géopolitiques occuperont également une place importante dans l'agenda du Sommet. Selon le ministère français des Affaires étrangères, les dirigeants échangeront leurs points de vue sur la crise ukrainienne et la situation au Moyen-Orient, notamment sur les questions liées au détroit d'Ormuz.
Concernant la crise ukrainienne, l'objectif est de "bâtir de la convergence" afin de continuer à soutenir l'Ukraine pour parvenir à une paix qui donne "toute clarté à l'Ukraine et à l'Europe sur leur sécurité à l'avenir", selon le ministère français des Affaires étrangères.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit participer mardi 16 juin à une session du Sommet. Il reste incertain s'il rencontrera le président américain Donald Trump, qui est attendu lundi 15 juin soir à Evian.
Les dirigeants de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis ont été invités à participer mardi 16 juin à une autre session du Sommet afin de discuter du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, a indiqué M. Macron.
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| Vue d'un magasin dont les vitrines ont été condamnées avec des panneaux en bois afin de protéger la façade en prévision du Sommet du G7 Evian 2026, à Genève, en Suisse. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Cette session portera sur la fermeture du détroit d'Ormuz, qui a "un vrai impact sur nos économies", ainsi que sur les négociations concernant l'Iran, a ajouté M. Macron.
Divergences
Malgré les efforts diplomatiques en cours sur les questions régionales, les divergences au sein du G7 attirent l'attention à l'approche du Sommet.
Il pourrait ne pas y avoir de déclaration conjointe à l'issue du Sommet, dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et leurs alliés européens, notamment au sujet de la situation au Moyen-Orient, a rapporté mercredi 10 juin l'agence japonaise Kyodo, citant des sources diplomatiques.
Si cela se confirme, ce serait la deuxième année consécutive sans déclaration commune, après le Sommet de l'année dernière au Canada.
"Que Trump joue le jeu, c'est déjà un succès" pour le G7 sous présidence française, a indiqué une source informée au quotidien français Le Parisien.
Heidi Crebo-Rediker, chercheuse chez Council on Foreign Relations, a écrit dans un article récent qu'à son arrivée à Evian, M. Trump pourrait adopter un ton plus affirmé et utiliser la tribune du G7 pour exprimer son mécontentement face à ce qu'il considère comme un soutien insuffisant de la part de ses alliés après les perturbations liées au détroit d'Ormuz. Elle a noté que d'importantes divergences persistaient entre les membres du G7 et pourraient refaire surface lors des discussions en marge du Sommet.
Selon un sondage publié mercredi 10 juin par le Conseil européen des relations internationales, seuls 11% des Européens considèrent aujourd'hui les États-Unis comme un allié, contre 16% il y a six mois et 22% en novembre 2024.
Xinhua/VNA/CVN




