Le salon automobile de Detroit ouvre ses portes avec une ribambelle de nouveautés

Pick-ups massifs, 4x4 de luxe et "supercars" débordant de chevaux sous le capot : après plusieurs années de crise, le salon de Detroit a ouvert ses portes lundi 12 janvier sur fond d'euphorie nourrie par une forte croissance du secteur automobile américain.

"Motor City est de retour", s'est exclamé le Pdg de Ford, Mark Fields, en référence à Detroit, siège des "trois grands" constructeurs américains durement touchés par la crise de 2008 née des crédits "subprime".
 

BMW dévoile un modèle série 6 au salon automobile de Detroit, le 12 janvi
 Photo : AFP/VNA/CVN


M. Fields a déchaîné l'enthousiasme de centaines de journalistes et professionnels réunis dans les travées du "Cobo Center" au centre de Detroit, en présentant la "GT", une supersportive de 600 chevaux et aux lignes spectaculaires, inspirées des voitures ayant régné sur les 24 Heures du Mans il y a un demi-siècle.
Autre résurrection remarquée peu après, celle de la NSX chez Honda via sa marque de luxe Acura, 25 ans après la première. Plus de 550 chevaux, matériaux d'avant-garde et carrosserie acérée : "Elle a de la gueule, dans le genre luxueux", a plaisanté le patron d'Acura, Mike Accavitti.
Avant eux, General Motors, à domicile, a levé le voile sur la Chevrolet "Bolt" 100% électrique dotée d'une autonomie de 320 km, qui veut "change(r) la donne" des véhicules "propres" quand elle sera commercialisée en 2017, selon la patronne de GM, Mary Barra. Elle a promis un prix "vraiment abordable et accessible à tous" d'environ 30.000 dollars (quelque 25.000 euros), subventions à l'achat déduites.
Outre ce "crossover" (silhouette de 4x4 sans les capacités de franchissement), GM a annoncé une nouvelle génération de son hybride, la Chevrolet Volt, commercialisée depuis 2010, qui arrivera chez les concessionnaires en 2016.
À l'opposé, le PDG de Nissan, Carlos Ghosn, a présenté le gros pick-up "Titan", "celui que les amateurs américains de ces véhicules attendaient", a-t-il assuré, en réitérant son objectif de voir le constructeur japonais conquérir 10% du marché américain en 2017, contre 8,4% en 2014.
 

AFP/VNA/CVN