L'ancienne ministre Nguyên Thi Kim Tiên condamnée à six ans de prison

Après une semaine de procès et de délibérations, le Tribunal populaire de Hanoï a prononcé, le 27 mai, des peines à l’encontre de dix accusés dans l’affaire de « violation des règles de gestion et d’utilisation des biens publics entraînant des pertes et du gaspillage », d’« escroquerie » et de « corruption passive », survenue au ministère de la Santé et dans plusieurs unités concernées.

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L’ancienne ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, a été condamnée à six ans de prison. Six autres accusés ont écopé de peines allant de trois à sept ans de prison pour « violation des règles de gestion et d’utilisation des biens publics entraînant des pertes et du gaspillage ».

Les accusés à l’écoute du verdict. 
Photo : VNA/CVN

Nguyên Chiên Thang, ancien directeur du Comité de gestion des projets médicaux clés, a été condamné à une peine totale de 30 ans de prison, dont 20 ans pour « corruption passive ». Nguyên Huu Tuân, ancien directeur du Comité de gestion des projets de construction d’ouvrages médicaux, a écopé d’une peine totale de 25 ans de prison.

Le tribunal a également condamné Lê Thanh Thiêm, directeur de la société Sao Nam Song Hong, à dix ans de prison pour « escroquerie ».

Selon le jugement de première instance, lors de la mise en œuvre des projets des deuxièmes sites des hôpitaux Bach Mai et Viêt Duc, plusieurs responsables du ministère de la Santé et des unités concernées ont commis des violations ayant conduit au retard prolongé des projets, sans atteindre les objectifs fixés. Les travaux ont été suspendus de janvier 2021 à décembre 2024, provoquant des pertes et un gaspillage estimés à plus de 803 milliards de dôngs pour le budget de l’État.

Le tribunal a estimé que Nguyên Thi Kim Tiên et six autres accusés avaient causé ces pertes en recourant inutilement à des consultants étrangers, en autorisant des dépenses pendant la suspension des travaux et en accordant des soutiens financiers contraires à la réglementation.

L’enquête a également établi que Nguyên Chiên Thang avait favorisé certaines entreprises lors de l’attribution des marchés de construction et qu’il avait perçu plus de 51 milliards de dôngs de pots-de-vin.

Après le départ à la retraite de Nguyên Chiên Thang, Nguyên Huu Tuan lui a succédé et a continué à recevoir de l’argent des entreprises contractantes. Il est accusé d’avoir perçu 7,7 milliards de dôngs de pots-de-vin.

De son côté, Lê Thanh Thiêm est accusé d’avoir escroqué deux millions de dollars en promettant d’intervenir en faveur du ministère de la Santé lors des inspections menées par la Commission centrale de contrôle du Parti.

Le Conseil de jugement a estimé que les actes commis par les accusés étaient particulièrement graves, portant atteinte à la gestion des biens publics, au bon fonctionnement des institutions publiques ainsi qu’à la confiance de la population envers les organes de l’État.

VNA/CVN

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