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| Le Dr. Lê Trường Giang met en garde contre les pandémies futures. |
Le Dr. Lê Truong Giang, président de l’Association de santé publique de Hô Chi Minh-Ville, a indiqué que, bien que la pandémie de COVID-19 soit désormais passée et que la vie socio-économique ait progressivement repris son cours normal, la ville doit se concentrer sur le développement économique et social afin d’améliorer les conditions et la qualité de vie de la population. Par conséquent, les souvenirs liés à la pandémie risquent de tomber progressivement dans l’oubli. Or, l’Organisation mondiale de la santé et de nombreux experts en santé publique à l’échelle mondiale avertissent qu’une nouvelle pandémie mondiale, potentiellement plus grave que celle du COVID-19, pourrait survenir.
Dans ce contexte, il est impératif de considérer la lutte contre la COVID-19 comme un exercice grandeur nature de préparation aux crises sanitaires. "Il est essentiel de revisiter, avec une approche scientifique et empirique, les réussites ainsi que les insuffisances des stratégies, des mesures et des interventions mises en œuvre, afin d’identifier les actions à entreprendre pour renforcer la capacité de préparation et de réponse face aux futures pandémies et aux maladies émergentes", a souligné le Dr. Lê Truong Giang.
Le programme "Mémoire du COVID-19" a ainsi été conçu avec plusieurs objectifs stratégiques : constituer une base de données exhaustive des activités de prévention et de lutte contre la COVID-19 menées à Hô Chi Minh-Ville ; conduire des recherches scientifiques multidisciplinaires afin d’analyser et d’identifier les bonnes pratiques ainsi que les limites dans la gestion de la pandémie ; formuler des recommandations en matière de politiques publiques et développer des programmes d’intervention visant à renforcer les capacités de préparation et de riposte face aux futures crises sanitaires.
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| Les participants prennent une photo commémorative à l’occasion du lancement du programme. |
Avec le soutien de l’Institut Ad Memoriam (France), le programme sera déployé autour de trois axes majeurs : "Mémoire", "Analyse" et "Action". Le comité d’organisation, composé d’experts en épidémiologie et en santé publique, mènera des activités de collecte et de structuration des données relatives aux mesures de lutte contre la COVID-19 à Hô Chi Minh-Ville. Par ailleurs, des colloques scientifiques et des travaux de recherche seront organisés afin d’évaluer les expériences et d’identifier les enseignements tirés, tant au niveau local, national qu’international. Ces travaux serviront de base à l’élaboration de projets et de dispositifs visant à renforcer une réponse anticipative et résiliente face aux pandémies futures.
La Professeure Laetitia Atlani-Duault, présidente de l’Institut Ad Memoriam, a indiqué que, grâce à l’échange d’outils méthodologiques et d’expériences de recherche, les deux parties entendent favoriser une dynamique d’apprentissage mutuel et valoriser les enseignements issus des pratiques de terrain. L’objectif ultime de cette coopération est de préserver la mémoire des crises sanitaires afin d’améliorer les mécanismes de prévention et de gestion des urgences de santé publique à l’avenir.
M. Gilles Angles, attaché de coopération en santé et développement social à l’Ambassade de France au Vietnam, a souligné que la France et le Vietnam entretiennent depuis plusieurs décennies une coopération étroite dans le domaine de la santé, notamment en matière de formation, de recherche et de partenariats hospitaliers. La pandémie de COVID-19 a également illustré la solidarité entre les deux pays : la France a fait don de 5 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 au Vietnam, tandis que le Vietnam a fourni à la France des millions de masques de protection.
Durant la pandémie, Hô Chi Minh-Ville a été considérée comme la «première ligne» du Vietnam. Dans ce contexte, une initiative visant à documenter, analyser et capitaliser les expériences apparaît essentielle. "Nous sommes convaincus que l’expérience de Hô Chi Minh-Ville et les enseignements qui en seront tirés ne se limiteront pas à l’échelle locale, mais contribueront également aux connaissances globales en matière de renforcement de la résilience des systèmes de santé, en vue d’une meilleure préparation aux pandémies futures", a conclu M. Gilles Angles.
Texte et photos : Quang Châu/CVN




