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Autour de ce quartier préservé, de nouveaux pôles technologiques et financiers surgissent, notamment sur l’axe reliant le centre-ville à l’aéroport de Nội Bài. Portée par l’intelligence artificielle, l’Internet des objets et les énergies renouvelables, la capitale optimise sa gestion des ressources, de l’éclairage public à la distribution d’eau, tout en multipliant les espaces piétonniers et les parcs urbains.
De nouveaux ponts enjambant le fleuve Rouge, des rocades et des projets de transports collectifs aériens ou souterrains contribuent à désengorger les principaux axes. L’objectif municipal est ambitieux : parvenir à 100% de transports publics à énergie propre d’ici 2030. Près de 20% des bus sont déjà électriques, auxquels s’ajoute une importante flotte de taxis électriques. Les avenues deviennent moins bruyantes et les habitants peuvent plus facilement marcher ou utiliser les vélos en libre-service.
La ville aux pagodes centenaires et aux anciennes villas coloniales peut également compter sur ses partenariats internationaux. Ainsi, la région française Île-de-France répond présente dans le domaine des transports propres, de la transition écologique, de l’ économie circulaire, de la gestion des déchets et de la préservation du patrimoine. À ce sujet, les deux entités souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération autour des grands défis urbains. Les échanges portent notamment sur le partage d’expertise et le rapprochement avec les entreprises françaises.
Ces priorités ont été évoquées lors d’une récente rencontre entre Nguyên Xuân Luu, vice-président du Comité populaire de Hanoï, et Stéphane Beaudet, vice-président du Conseil régional d’Île-de-France. Depuis plusieurs années, cette collaboration a permis de mobiliser environ 3 millions d’euros pour différents projets dans la capitale vietnamienne.
Hanoï prouve ainsi qu’une grande capitale peut se réinventer sans trahir son identité, fière de ses racines mais résolument tournée vers 2030 et au-delà.
Hervé Fayet/CVN



