La hausse des taux directeurs est nécessaire pour stabiliser la monnaie et freiner l'inflation

D’après Andrew Jeffries, directeur national de la Banque asiatique de développement (BAD) au Vietnam, le fait que la BAD maintient ses prévisions de croissance du Vietnam à 6,5% pour 2022 et 6,7% pour 2023 reflète ses évaluations positives en faveur de l'économie vietnamienne.

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Andrew Jeffries, directeur national de la Banque asiatique de développement (BAD) au Vietnam.
Photo : VNA/CVN

L'augmentation des taux directeurs de 1% par la Banque d'État du Vietnam est l'une des mesures nécessaires pour maintenir le taux de change du dông vietnamien vis-à-vis du dollar américain. Ce propos est affirmé par Andrew Jeffries, directeur national de la Banque asiatique de développement (BAD) au Vietnam, qui souligne que cette décision est importante afin de soutenir le commerce et freiner l'inflation.

D’après Andrew Jeffries, directeur national de la Banque asiatique de développement (BAD) au Vietnam,  le fait que la BAD maintient ses prévisions de croissance du Vietnam à 6,5% pour 2022 et 6,7% pour 2023 reflète ses évaluations positives en faveur de l'économie vietnamienne.

Ces derniers temps, le gouvernement du Vietnam a mis en place des politiques très efficaces pour maintenir la stabilité macroéconomique, dans le contexte d'un monde confronté à une série de chocs liés à la pandémie de COVID-19, au conflit entre la Russe et l’Ukraine et au risque de récession économique. Le Vietnam a réussi à maîtriser l'inflation cette année, malgré la pression énorme de la hausse des prix mondiaux de l'énergie et des matières premières.

La politique monétaire mise en œuvre par le gouvernement vietnamien a largement contribué à ce succès, aidant à assurer l'offre de crédit, faire face aux pressions inflationnistes et stabiliser le taux de change, tout en apportant un soutien financier aux entreprises dans leur processus de reprise.

En appréciant les efforts de la Banque d'État du Vietnam, Andrew Jeffries est persuadé que le Vietnam sera moins touché que d'autres pays asiatiques en ce qui concerne le risque de désinvestissement. Tout d'abord, le Vietnam n'a pas de grandes dettes publiques sur le marché obligataire international, son taux d'endettement public est relativement faible, équivalant à 43% du Produit intérieur brut (PIB).

En outre, les mesures de contrôle des capitaux contribuent également à limiter les flux de trésorerie étrangers à court terme qui vont et viennent sur la bourse vietnamienne.

Andrew Jeffries affirme que le Vietnam, avec ses bases économiques solides, restera une destination attrayante pour les investissements directs étrangers.

VNA/CVN

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