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La Knesset, le Parlement israélien, commencera mercredi 3 décembre à examiner un projet de loi de dissolution. La procédure pourrait s'achever le jour même ou lundi 1er décembre, selon la radio publique.
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse le 2 décembre à Jérusalem. |
Dès mardi soir 2 décembre, M. Netanyahu a précipité la crise en limogeant les deux principaux frondeurs de son gouvernement de coalition, le ministre des Finances, Yaïr Lapid, figure du centre-droit et champion de la classe moyenne, et la ministre de la Justice, Tzipi Livni, qui incarne le centre-gauche.
"Dans l'état actuel des choses, je ne peux pas diriger le pays", a déclaré M. Netanyahu en conférence de presse. "Ce gouvernement, depuis sa prise de fonction, a été marqué par les confrontations", a-t-il dit, accusant M. Lapid et Mme Livni d'avoir "agi contre le gouvernement de l'intérieur". "En un mot, ça s'appelle un putsch".
Le parti de M. Lapid, Yesh Atid, a conspué un "acte peureux" et un porte-parole a affirmé que les quatre autres ministres de cette formation allaient démissionner dans la soirée.
Mme Livni a réagi en affirmant que les élections à venir offriraient aux électeurs le choix entre son "sionisme" et "l'extrémisme" du Premier ministre.
Si M. Netanyahu est décidé à aller vers de nouvelles élections, c'est que les sondages semblent assurer à celui qui a déjà été trois fois Premier ministre de se succéder à lui-même.
Il pourrait même, selon les experts, se ménager une coalition gouvernementale moins turbulente que l'actuelle, en s'élargissant à sa droite, du côté des ultra-nationalistes et des formations religieuses.
"Les partis de droite ont la majorité selon les sondages, ce qui signifie qu'il y a de grandes chances que M. Netanyahu conserve son poste", estime le politologue Abraham Diskin.
Une coalition gouvernementale plus à droite pourrait rendre encore plus vains les efforts pour une reprise des négociations sur le processus de paix israélo-palestinien. Ce dernier est au point mort depuis 2000, malgré des tentatives américaines de relance dont la dernière a échoué au printemps.
AFP/VNA/CVN