Heurts en Égypte avant un référendum sous haute tension

Les Égyptiens s'apprêtent à voter le 15 décembre pour la première partie d'un référendum sur un projet de Constitution qui met le pays sous tension et a provoqué le 14 décembre des heurts qui ont fait quinze blessés à Alexandrie (Nord).

Des heurts avant le référendum sur un projet de Constitution, le 14 décembre à Alexandrie.  Photo : AFP/VNA/CVN 

Le référendum doit se tenir le 15 décembre dans dix gouvernorats, dont Le Caire et Alexandrie, les deux plus grandes villes du pays, et la région instable du Sinaï (Est). Les 17 autres gouvernorats voteront le 22 décembre.

Les bureaux de vote doivent ouvrir de 08h00 locales (06h00 GMT) à 19h00 (17h00 GMT).

Le 14 décembre, des groupes des deux camps ont échangé des jets de pierres à Alexandrie, où des voitures ont été brûlées, après l'appel d'un religieux à voter "oui" lors de prière hebdomadaire. La police est intervenue avec des tirs de grenades lacrymogènes dans la soirée pour rétablir le calme, selon des témoins. Les services médicaux ont évoqué un bilan de 15 personnes blessées dans les accrochages.

Au Caire, 2.000 partisans du président Mohamed Morsi se sont rassemblés devant une mosquée de l'Est de la capitale à l'appel de partis islamistes pour soutenir le projet de loi fondamentale.

L'opposition, qui appelle à voter "non", n'a réuni que quelques centaines de personnes dans le calme en fin de journée aux abords du palais présidentiel, gardé par l'armée dans la banlieue du Caire. Des centaines d'opposants étaient également rassemblés sur la place Tahrir, dans le centre de la ville.

Des deux côtés, la mobilisation était nettement moindre que lors des nombreuses autres manifestations qui se sont succédé depuis fin novembre et ont dégénéré à plusieurs reprises en affrontements entre les deux camps qui ont fait huit morts il y a une semaine devant la présidence.

Lors d'une conférence de presse du Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition, le libéral Amr Hamzawi s'est dit "confiant que le peuple égyptien dira non à la Constitution des Frères musulmans", mouvement islamiste dont est issu M. Morsi.

"Nous devons voter +oui+ pour que le pays se stabilise, pour avancer et laisser l'ère de (transition de l'après-Hosni Moubarak) derrière nous", a en revanche expliqué Moustafa Abdullah, 33 ans, membre du Parti Justice et Liberté, le bras politique des Frères.

Quelque 120.000 soldats ont été appelés en renfort pour aider les 130.000 policiers à assurer la protection des opérations de vote le 15 décembre.

AFP/VNA/CVN

 

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam.

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top