G20 de Cannes : Sarkozy veut faire adopter les financements innovants

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé le 5 octobre qu'il voulait que le sommet du G20 à Cannes, les 3 et 4 novembre, adopte les mécanismes de financements innovants en faveur des pays en voie de développement, selon un communiqué de l'Élysée.

Cette question a été au centre d'une rencontre entre le chef de l'État français et les secrétaires généraux de la Francophonie, Abdou Diouf, et du Commonwealth, Kamalesh Sharma.

Selon l'Élysée, M. Sarkozy "s'est engagé à faire part aux pays du G20" de l'appel conjoint de MM. Diouf et Sharma pour que des mécanismes de financements innovants, en faveur du développement des pays les moins avancés, soient adoptés au Sommet de Cannes, selon le communiqué.

M. Sarkozy a également "souhaité la pérennisation des rendez-vous annuels de l'OIF et du Commonwealth avec la présidence du G20", poursuit le texte.

Dans un autre communiqué, MM. Diouf et Sharma indiquent avoir rappelé à M. Sarkozy "l'ensemble des problèmes qui pèsent sur les pays pauvres et vulnérables", ajoutant que "leur solution exige désormais des moyens autres que ceux fournis par l'aide traditionnelle au développement".

"Celle-ci doit se poursuivre, mais l'adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaire, le rattrapage des infrastructures, la santé et l'éducation demandent des moyens évalués en centaines de milliards" d'euros, ont-ils affirmé.

Selon eux, "le G20 est aujourd'hui en mesure d'exercer son influence en encourageant les États à s'engager sur des méthodes de financement innovant à la mesure de ce défi".

Ces financements innovants pourraient prendre la forme d'une taxe sur les transactions financières, notamment dans les domaines des transports ou la finance.

Outre la France, la Belgique, l'Espagne, la Norvège, le Brésil, le Japon ont signé une "déclaration" en faveur de ces nouveaux financements, en septembre 2010 à New York. Huit pays africains (Mali, Bénin, Burkina Faso, Congo, Guinée, Mauritanie, Sénégal, Togo) les ont rejoints en juin dernier. Des pays comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne y sont opposés.

Pionnier en la matière, le programme Unitaid, créé en 2006 pour financer les traitements contre le sida, le paludisme et la tuberculose, a permis de lever des fonds grâce essentiellement à une taxe sur les billets d'avion mise en place dans la plupart de la quinzaine de pays qui y participent.

AFP/VNA/CVN

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