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| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les chiffres définitifs confirment l'estimation provisoire publiée fin avril par l'Institut national de la statistique qui traduisaient un retour de l'inflation au-delà du seuil de 2%, après 1,7% en mars. Dans la foulée de la publication de ces chiffres, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé sur franceinfo que le Smic augmenterait mécaniquement de 2,4% le 1er juin.
Si l'Insee s'attendait à ce que la flambée des cours des hydrocarbures se traduise par un "net regain d'inflation" qui "franchirait les 2% au cours du printemps", elle tablait plutôt sur 1,8% en avril dans sa note de conjoncture de mars, soit 0,4 point de moins que le chiffre confirmé mercredi 13 mai.
L'inflation en avril est même supérieure à la prévision de l'Insee pour mai (2,1%).
Elle s'explique principalement par la forte hausse des prix de l'énergie qui ont augmenté de 14,3% en avril sur un an, après une hausse de 7,4% en mars, et en particulier ceux des produits pétroliers dans un contexte tension au Moyen-Orient.
Les prix du pétrole ont bondi de 31,4% en avril, après 18,1% en mars. Dans le détail, les prix du gazole augmentent (+42,1% après +23,5%), ainsi que ceux de l'essence (+17,8% après +9,9%) et des combustibles liquides (+58,9% après +40,9%).
Les prix des services accélèrent également sur un an en avril, mais plus modérément (+1,8% après +1,7%). Ils sont notamment tirés à la hausse par l'augmentation des prix des services d'hébergements (+5,6% après +0,3%) ainsi que des assurances (+4,8% après +3,4%). À l'inverse, les prix de l'alimentation décélèrent (+1,2% en avril sur un an après +1,8% en mars).
L'inflation reste concentrée sur les prix de l'énergie et "nous ne voyons pas de diffusion de cette hausse des prix de l'énergie vers les autres biens et services", a observé le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, interrogé sur franceinfo. Fin avril, la BCE avait décidé de maintenir ses taux inchangés.
Pour le moment, "nous n'avons pas encore suffisamment d'informations sur cette fameuse diffusion aux autres prix, les prix des services et des biens industriels qu'on achète", a détaillé François Villeroy de Galhau. Il a néanmoins souligné que la Banque de France surveille de près les "effets de second tour", c'est-à-dire les conséquences sur les autres prix de la hausse de ceux de l'énergie, en vue d'une éventuelle adaptation de la politique monétaire.
Fin avril, la Banque centrale européenne avait décidé de maintenir ses taux inchangés.
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre les pays de la zone euro, augmente de 1,2% sur un mois, après 1,1% en mars. Sur un an, il est en hausse de 2,5% après 2,0% en mars.
L'inflation sous-jacente sur un an, qui ne tient pas compte des prix les plus volatils, comme ceux de l'alimentation ou de l'énergie, s'établit à 1,2% en avril 2026, après 1,1% en mars.
AFP/VNA/CVN



