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| La raffinerie de pétrole Lavera à Port-de-Bouc, près de Martigues, le 25 mars dans le sud de la France. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas", a écrit le président américain dimanche soir 10 mai dans un bref message sur son réseau Truth Social.
La déclaration de Trump "renforce l'impression que les négociations restent piégées sur la même ligne de fracture inflexible", celle de la question du nucléaire et de l'enrichissement d'uranium, "qui a hanté toutes les tentatives précédentes de désescalade", constate Stephen Innes, analyste chez SPI AM.
D'après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, outre une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine, Téhéran serait seulement prêt à "diluer" une partie de son uranium enrichi et à envoyer le reste dans un "pays tiers".
Reste aussi en suspens la question de la durée du moratoire envisagé, c'est-à-dire de la suspension des activités nucléaires de l'Iran.
"Le marché évoque une proposition iranienne de cinq ans contre une offre américaine de vingt ans" de pause, indique Tamas Varga, analyste chez PVM Énergy.
Le ministère des Affaires étrangères iranien a aussi affirmé lundi 11 mai que l'Iran a demandé, dans sa réponse aux propositions américaines, la fin du conflit dans l'ensemble de la région, y compris au Liban, et le déblocage des avoirs iraniens gelés.
Vers 09h10 GMT (11h10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,60% à 103,92 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 2,28% à 97,60 dollars.
Même dans le scénario hypothétique d'une réouverture du détroit d'Ormuz à la mi-mai, il s'écoulerait "45 à 50 jours" avant un réel "soulagement pour le marché", le temps que la production reprenne et que le trafic maritime se normalise, estiment les analystes de la Société Générale.
Par ailleurs, le conflit avec l'Iran risque de s'inviter dans les discussions entre les présidents chinois et américain prévues cette semaine à Pékin.
AFP/VNA/CVN



