>> Défis : changement climatique et santé des travailleurs du secteur informel
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| Le secteur de la santé de la ville de Hai Phong déploie des examens de santé au profit des personnes âgées. |
| Photo : VNA/CVN |
Conformément à l’article 3 de la circulaire n°14/2026/TT-BNV, à compter du 1er juillet 2026, les pensions de retraite, les prestations d’assurance sociale et les allocations mensuelles seront revalorisées de 8% par rapport aux niveaux appliqués en juin 2026.
Les pensions de retraite et les prestations d’assurance sociale revalorisées de 8%
Ainsi, le montant versé à partir de juillet 2026 sera égal au montant perçu en juin 2026 multiplié par 1,08.
Les personnes ayant pris leur retraite ou bénéficiant de prestations d’assurance sociale ou d’allocations mensuelles avant le 1er janvier 1995, dont les montants demeureront inférieurs à 3,8 millions de dôngs par mois après cette revalorisation de 8%, bénéficieront d’un ajustement supplémentaire.
Les bénéficiaires dont la pension ou l’allocation, après la hausse de 8%, sera égale ou inférieure à 3,5 millions de dôngs par mois recevront une majoration complémentaire de 300.000 dôngs par mois. À compter de juillet 2026, leur pension ou allocation correspondra ainsi au montant revalorisé de 8%, auquel s’ajouteront 300.000 dôngs par mois.
Pour les personnes dont la pension ou l’allocation sera supérieure à 3,5 millions mais inférieure à 3,8 millions de dôngs par mois après la revalorisation, le montant sera directement porté à 3,8 millions de dôngs par mois.
Les bénéficiaires d’une pension de survivant mensuelle ou d’une allocation d’assistance prévue par la législation sur l’assurance sociale avant le 1er juillet 2026 verront également leurs prestations recalculées sur la base du nouveau salaire de base fixé par le décret n°161/2026/NĐ-CP relatif au salaire de base et au régime des primes applicables aux cadres, fonctionnaires, agents publics et membres des forces armées.
Une allocation mensuelle pour les agents de santé communautaires
En vertu de l’article 7 du décret n°192/2026/NĐ-CP, les agents de santé des villages et des quartiers résidentiels, ainsi que les sages-femmes communautaires exerçant dans les villages, bénéficieront désormais d’une allocation mensuelle pendant toute la durée de leur activité.
Le montant de cette allocation sera fixé à 0,7 ou 0,5 fois le salaire de base.
L’allocation équivalente à 0,7 fois le salaire de base sera accordée aux agents de santé et aux sages-femmes communautaires exerçant dans des villages comptant au moins 350 ménages, dans les villages situés dans des communes défavorisées définies par le gouvernement, ainsi que dans les quartiers résidentiels regroupant au moins 500 ménages.
Les autres agents de santé communautaires et sages-femmes communautaires des villages percevront une allocation correspondant à 0,5 fois le salaire de base.
En fonction des caractéristiques socio-économiques locales, des besoins réels et des capacités budgétaires, les Comités populaires provinciaux soumettront aux Conseils populaires provinciaux des propositions visant à déterminer le nombre d’agents de santé communautaires et de sages-femmes communautaires concernés, ainsi que le montant de leur allocation mensuelle, lequel ne pourra être inférieur au niveau fixé par le gouvernement.
À compter du 1er juillet 2026, le salaire de base sera également relevé de 2,34 millions à 2,53 millions de dôngs par mois, conformément au décret n°161/2026/NĐ-CP.
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| Le service des urgences de l’Hôpital général régional des Hauts plateaux du Centre dispose d’effectifs, de matériel médical et de médicaments en quantité suffisante, avec une permanence assurée 24 heures sur 24. |
| Photo : VNA/CVN |
Une aide d’au moins deux millions de dôngs pour les femmes ayant deux enfants avant l’âge de 35 ans
Conformément au point c du paragraphe 1 de l’article 3 du décret n°168/2026/NĐ-CP, les femmes ayant donné naissance à deux enfants avant l’âge de 35 ans bénéficieront d’une aide financière minimale de deux millions de dôngs.
Cette aide, d’un montant minimal de deux millions de dôngs, sera également accordée aux femmes ayant accouché et appartenant à l’une des catégories suivantes : les femmes issues de groupes ethniques très peu nombreux ou celles résidant dans des provinces ou municipalités où le taux de fécondité est inférieur au seuil de renouvellement des générations.
L’aide sera versée sur décision du président du Comité populaire communal. Celui-ci s’appuiera sur les données issues du système interconnecté d’enregistrement des naissances, de la Base de données nationale sur la population, de l’application nationale d’identité numérique VNeID ainsi que d’autres bases de données disponibles pour statuer sur l’octroi de cette aide.
Le versement interviendra au moment de l’enregistrement de la naissance. Le financement sera assuré par le budget local.
Outre cette aide financière, le décret n°168/2026/NĐ-CP introduit également de nouvelles dispositions relatives au congé de maternité lors de la naissance d’un deuxième enfant. Les salariées concernées bénéficieront d’un congé de maternité de sept mois, tandis que les pères auront droit à dix jours ouvrables de congé à l’occasion de la naissance de leur enfant, sous réserve de remplir les conditions prévues par la législation sur l’assurance sociale.
Le décret prévoit également la prise en charge du dépistage prénatal de quatre maladies principales : les syndromes de Down, d’Edwards et de Patau, ainsi que la Thalassémie. Les nouveau-nés bénéficieront, quant à eux, d’un dépistage portant sur cinq affections : l’hypothyroïdie congénitale, le déficit en G6PD, l’hyperplasie congénitale des surrénales, la surdité congénitale et les cardiopathies congénitales sévères.
Les frais de dépistage prénatal seront remboursés sur la base des dépenses réellement engagées, dans la limite de 900.000 dôngs par personne. Pour le dépistage néonatal, le plafond de prise en charge sera fixé à 600.000 dôngs par enfant.
Du 1er juillet au 31 décembre 2026, cette politique bénéficiera en priorité aux femmes enceintes et aux nouveau-nés appartenant à des ménages pauvres ou proches du seuil de pauvreté, aux bénéficiaires de l’aide sociale ainsi qu’aux habitants des zones particulièrement défavorisées, des régions montagneuses, frontalières et insulaires, ainsi que des zones peuplées de minorités ethniques.
À compter du 1er janvier 2027, l’ensemble des femmes enceintes et des nouveau-nés pourra bénéficier de ce dispositif d’aide.
Une liste de 103 maladies congénitales recommandées pour le dépistage prénatal et néonatal
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| Un personnel de santé traite des dossiers médicaux électroniques dans le cadre de la transformation numérique des services de consultation et de soins. |
| Photo : VNA/CVN |
Les annexes de la circulaire n°12/2026/TT-BYT établissent une liste de 103 maladies congénitales pour lesquelles un dépistage prénatal ou néonatal est recommandé. Celle-ci comprend 70 maladies faisant l’objet d’un dépistage prénatal, énumérées à l’annexe I de la circulaire, ainsi que 33 maladies relevant du dépistage néonatal, recensées à l’annexe II.
Par ailleurs, le ministère de la Santé charge le Département de la population de procéder, tous les deux ans ou chaque fois que les évolutions scientifiques, techniques ou juridiques l’exigent, à un réexamen de cette liste et, le cas échéant, de proposer l’ajout de nouvelles maladies congénitales devant faire l’objet d’un dépistage.
Entrée en vigueur de la Loi de 2025 sur la prévention des maladies
La Loi de 2025 sur la prévention des maladies entrera officiellement en vigueur le 1er juillet 2026. Elle comporte plusieurs dispositions importantes.
Le texte élargit son champ d’application en encadrant la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles, les maladies non transmissibles, les troubles mentaux, la nutrition dans le cadre de la prévention ainsi que les conditions nécessaires à la mise en œuvre des politiques de prévention. Il s’applique aux organismes, organisations et particuliers vietnamiens comme étrangers présents sur le territoire vietnamien.
Cette nouvelle loi marque un changement majeur d’approche, faisant évoluer le système de santé d’une logique centrée sur le traitement des maladies vers une stratégie privilégiant la prévention, avec le citoyen au cœur des politiques de santé publique.
Les mesures de prévention reposent sur une coordination entre les secteurs médical, administratif et social. Elles accordent également une attention prioritaire aux groupes vulnérables, notamment les personnes handicapées, les personnes âgées et les membres des minorités ethniques.
S’agissant de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles, la loi prévoit notamment des dispositifs de surveillance épidémiologique, de déclaration des cas, d’évaluation des risques, d’isolement sanitaire, de contrôle aux frontières, de vaccination ainsi que des mesures destinées à garantir la biosécurité.
Si une épidémie dépasse les capacités de réponse des autorités locales, le Premier ministre et les autorités compétentes pourront mettre en œuvre des mesures d’urgence.
La loi prévoit également un soutien financier de l’État en faveur de la formation postuniversitaire en médecine préventive.
En vertu de son article 40, les étudiants de troisième cycle dans cette spécialité bénéficieront, afin de renforcer les ressources humaines dédiées à la prévention des maladies, d’une prise en charge intégrale des frais de scolarité ainsi que d’une aide aux frais de subsistance pendant toute la durée de leur cursus lorsqu’ils étudieront dans un établissement public de formation en santé.
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| Vaccination d’enfants au Centre de santé de la commune de Tê Lô, dans la province de Phu Tho (Nord). |
| Photo : VNA/CVN |
Ceux qui sont inscrits dans un établissement privé bénéficieront d’une prise en charge des droits de scolarité et d’une aide aux frais de subsistance d’un montant équivalent à celui accordé dans le secteur public.
Par ailleurs, l’État encourage les organisations et les particuliers à octroyer des bourses d’études ou des allocations aux étudiants de niveau universitaire ou postuniversitaire dans les domaines de la médecine préventive, de la santé publique et de la nutrition.
Élargissement des cas d’indemnisation à la suite d’une vaccination
En vertu de l’article 50 du décret n°165/2026/NĐ-CP, de nouvelles dispositions précisent les cas ouvrant droit à une indemnisation lorsque des vaccins ou des produits biologiques sont administrés dans le cadre du Programme élargi de vaccination ou de campagnes de vaccination contre les épidémies.
Les personnes soumises à la vaccination obligatoire conformément au paragraphe 1 de l’article 28 du décret n°165/2026/NĐ-CP sont tenues de se faire vacciner. Si elles sont victimes d’un incident post-vaccinal entraînant de graves atteintes à leur santé ou mettant leur vie en danger, elles pourront bénéficier d’une indemnisation de l’État.
Cette indemnisation couvre notamment les personnes ayant subi un effet indésirable grave ayant laissé des séquelles permanentes entraînant un handicap, ainsi que les cas de décès liés à la vaccination.
Conformément à l’article 51 du décret n°165/2026/NĐ-CP, une personne devenue handicapée à la suite d’un incident post-vaccinal grave percevra une indemnisation équivalente à trente fois le salaire de base en vigueur au moment du règlement du dossier.
En cas de décès, l’État prendra en charge les frais funéraires conformément à la législation sur l’assurance sociale et versera une indemnité compensatoire pour préjudice moral d’un montant de 100 millions de dôngs.
Le même article prévoit également que les frais d’examen et de traitement des personnes victimes d’un incident post-vaccinal seront pris en charge par l’État lorsqu’ils ne sont pas couverts par le fonds d’assurance maladie.
Les provinces habilitées à délivrer le certificat GACP pour les plantes médicinales
Selon le paragraphe 1 de l’article 1 de la circulaire n°21/2026/TT-BYT, le ministère de la Santé délègue désormais aux Comités populaires provinciaux la compétence pour évaluer, renouveler, réévaluer, modifier ou compléter les dossiers relatifs aux plantes médicinales répondant aux normes GACP (Good Agricultural and Collection Practices) , ainsi que pour délivrer, renouveler ou retirer le certificat correspondant.
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| Distribution gratuite de médicaments aux habitants à l’issue de leur consultation médicale. |
| Photo : VNA/CVN |
Auparavant, conformément à la circulaire n°19/2019/TT-BYT, cette compétence relevait de l’Administration de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée du ministère de la Santé.
Les dossiers, procédures et modalités d’évaluation, de renouvellement, de modification ou de retrait du certificat GACP sont précisés dans les annexes I et II de la circulaire n°21/2026/TT-BYT.
La circulaire prévoit également que les demandes déposées avant le 1er juillet 2026 continueront d’être instruites par l’autorité qui les a reçues, conformément à la réglementation en vigueur, jusqu’à l’achèvement de la procédure administrative.
Le GACP désigne les bonnes pratiques de culture et de récolte des plantes médicinales recommandées par l’Organisation mondiale de la santé.
Encadrement du Programme de soutien à la fourniture gratuite de médicaments
À compter du 10 juillet 2026, la circulaire n°16/2026/TT-BYT fixe les principes de mise en œuvre du Programme de soutien à la fourniture gratuite de médicaments.
Ce programme repose sur un accord écrit conclu entre un établissement pharmaceutique et un établissement de santé, conformément aux dispositions de la circulaire.
La fourniture gratuite de médicaments dépend des capacités de soutien de l’établissement pharmaceutique et ne constitue pas une obligation de couvrir l’intégralité des traitements nécessaires aux patients. Elle ne peut donner lieu à aucune facturation ni être assortie de conditions commerciales contraignantes.
En outre, elle ne doit en aucun cas influencer le choix du traitement ni compromettre une prescription médicale appropriée, sûre et efficace.
Les médicaments distribués dans le cadre du programme doivent être autorisés à être commercialisés au Vietnam conformément à la législation pharmaceutique.
La prescription et l’utilisation des médicaments doivent être conformes à l’un des documents de référence suivants : la notice approuvée par le ministère de la Santé ; les protocoles nationaux de diagnostic et de traitement publiés ou reconnus par le ministre de la Santé ; les protocoles thérapeutiques élaborés par les établissements de santé conformément à la circulaire n°21/2013/TT-BYT ; ou encore la dernière édition de la Pharmacopée nationale.
Les établissements de santé participant au programme doivent disposer d’un champ de compétences professionnelles correspondant aux indications thérapeutiques des médicaments concernés.
Les bénéficiaires sont les patients chez lesquels une maladie a été diagnostiquée, auxquels un médicament relevant du programme a été prescrit conformément à son indication thérapeutique et qui acceptent volontairement d’y participer.
Les médicaments fournis gratuitement dans le cadre de ce programme ne seront pas pris en charge par le fonds d’assurance maladie pour les patients titulaires d’une carte d’assurance maladie.
Le vaccin contre le HPV intégré au Programme élargi de vaccination
À compter du 1er juillet 2026, conformément à l’article 3 de la circulaire n°13/2026/TT-BYT, les maladies dues au papillomavirus humain (HPV) seront intégrées à la liste des maladies faisant l’objet d’une vaccination obligatoire dans le cadre du Programme élargi de vaccination.
Cette liste comprend désormais l’hépatite B, la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b (Hib), la rougeole, la rubéole, l’encéphalite japonaise, la diarrhée à rotavirus, les infections à pneumocoque, les maladies dues au papillomavirus humain (HPV), ainsi que toute autre maladie déterminée par le ministre de la Santé.
La circulaire n°13/2026/TT-BYT fixe également les modalités d’organisation des vaccinations de routine, des vaccinations de rattrapage, des campagnes de vaccination préventive et des campagnes de vaccination en réponse aux épidémies.
Elle précise en outre les règles relatives à la collecte et à la transmission des informations sur les activités vaccinales, à la gestion des personnes vaccinées ainsi qu’au fonctionnement du Conseil consultatif d’experts chargé d’évaluer les causes des effets indésirables graves survenus après l’administration de vaccins ou de produits biologiques.
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| Des consultations et des soins au Centre de santé de Ma Le, dans la province de Tuyên Quang. |
| Photo : VNA/CVN |
137 situations autorisant la divulgation du sexe du fœtus à des fins médicales
Selon le paragraphe 1 de l’article 2 de la circulaire n°11/2026/TT-BYT, la détermination du sexe du fœtus à des fins diagnostiques et thérapeutiques consiste en l’utilisation de techniques médicales permettant d’identifier les chromosomes sexuels, les gènes de différenciation sexuelle ou le phénotype sexuel du fœtus, afin de diagnostiquer des maladies génétiques dont les manifestations diffèrent selon le sexe.
À compter du 1er juillet 2026, la liste des maladies pour lesquelles le sexe du fœtus peut être communiqué dans le cadre du diagnostic et du traitement est fixée par l’annexe de la circulaire n°11/2026/TT-BYT. Celle-ci recense 137 situations dans lesquelles cette divulgation est autorisée, afin de répondre aux besoins médicaux liés au diagnostic et à la prise en charge des maladies génétiques concernées.
Thu Huong/CVN






