>> À la maison mais avec la camaraderie des salles de gym : le sport connecté explose
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| Pepe Fiamoncini célèbre sa performance après avoir relevé le défi de parcourir 188 km en 24 heures sur un tapis de course, dans une salle de sport à ciel ouvert sur la plage d'Ipanema à Rio de Janeiro, au Brésil, le 5 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Sur un tapis installé dans une salle de sport à ciel ouvert avec vue sur la légendaire plage d'Ipanema, à Rio de Janeiro, il a bouclé une distance plus longue que quatre marathons à 9h00 du matin, même heure à laquelle il avait commencé mercredi 4 février.
La performance attend une homologation formelle du Guinness des records, qui a suivi le défi en direct par vidéo et avait des observateurs sur place. Pour atteindre son objectif, ce jeune homme de 35 ans ne s'est accordé que de courtes pauses tout au long des 24 heures, pour changer de chaussures ou aller aux toilettes.
"Je me définis en un mot : curieux. Je suis curieux de mes capacités", confie le Brésilien. Cette curiosité a débuté en plein confinement, durant la pandémie de COVID-19.
"Cela peut sembler incroyable, mais j'ai commencé à faire du sport pendant la pandémie. Enfermé dans un appartement, je me suis entraîné et je me suis inscrit à un Ironman", raconte-t-il.
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| Pepe Fiamoncini sur un tapis de course pour relever le défi de parcourir 188 km en 24 heures, dans une salle de sport à ciel ouvert sur la plage d'Ipanema à Rio de Janeiro, au Brésil, le 5 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Je pensais alors que l'Ironman, c'était le maximum de mes capacités, 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme et 42 km de course à pied. Mais quand je l'ai terminé, je me suis dit : +Et maintenant?+", confie ce comptable de formation.
Il s'est mis à l'Ultraman, où il faut parcourir le double de chaque distance. Mais pas de quoi le rassasier pour autant. Pour repousser toujours plus ses limites, Pepe Fiamoncini a alors débuté sa quête de records du monde.
Le premier, il l'a battu en mai 2023, traversant les salines d'Uyuni en Bolivie sur 170 km en 33 heures, quatre minutes et dix secondes, une immensité blanche à 3.600 m au-dessus du niveau de la mer, avec des températures extrêmes allant de 30º le jour à -10º la nuit.
Le record précédent était de 55 heures.
"Je me suis dit : le physique, ça va, passons au mental. Qu'est-ce qui est le plus ennuyeux pour moi ? Courir sans s'arrêter en faisant du surplace, sur un tapis de course", explique-t-il. En octobre, il avait battu son deuxième record mondial : 110 km en 12 heures sur un tapis de course. Juste un apéritif avant le troisième défi, accompli jeudi 5 février.
AFP/VNA/CVN



