Une semaine à peine après l'avoir accueilli à l'Élysée et avoir assisté avec lui à un récital parisien du plus arménien des chanteurs français, Charles Aznavour, M. Sarkozy doit être accueilli par son homologue Serge Sarkissian à l'aéroport à 12h00 GMT, avant un dîner à la présidence.
Comme l'exigent le protocole et la tradition, le séjour du chef de l'État français doit débuter par un entretien avec le patriarche de l'église chrétienne d'Arménie, puis un hommage aux centaines de milliers de victimes du génocide arménien perpétré en 1915 et 1916 en Turquie.
Comme Nicolas Sarkozy l'a rappelé dans un entretien à l'agence de presse Mediamax, les liens "indestructibles" qui unissent la France et l'Arménie ont été forgés "dans la tragédie du génocide, lorsque la France a accueilli des dizaines de milliers d'Arméniens rescapés des massacres".
En outre, Nicolas Sarkozy débarque dans le Caucase avec l'ambition de faire avancer la paix entre l'Arménie et son voisin d'Azerbaïdjan, qui se disputent le territoire azerbaïdjanais du Nagorny Karabakh, une enclave séparatiste peuplée en majorité d'Arméniens. "Le moment est venu de prendre le risque de la paix", a-t-il jugé à la veille de sa visite, "il est temps de régler ce conflit".
Le président français a promis de répéter ce message à son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, qu'il doit rencontrer le 7 octobre à Bakou pour une étape de quelques heures à peine.
AFP/VNA/CVN