>> Cancer de l'ovaire : deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante
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| Photo : AFP/VNA/CVN |
Servier, deuxième groupe pharmaceutique français après Sanofi, a axé sa recherche et développement sur les cancers rares difficiles à traiter.
Le glioblastome est la tumeur cérébrale maligne la plus agressive chez l'adulte avec un pronostic de survie médiane généralement comprise entre 12 et 18 mois. Il existe toutefois certains cas atypiques survivant plus de cinq ans.
Dans cette indication, la collaboration avec Cure51 vise à "traduire des mécanismes biologiques novateurs en nouvelles thérapies potentielles pour les patients disposant de peu, voire d'aucune option de traitement", souligne Claude Bertrand, responsable de la R&D chez Servier, cité dans le communiqué.
Cure51 identifie et étudie les cas exceptionnels de patients dans le monde qui survivent aux cancers les plus agressifs, dont le glioblastome mais aussi le cancer du pancréas et du poumon à petites cellules.
La jeune pousse récupère les données cliniques (antécédents, opérations chirurgicales, traitements, imagerie) grâce à un vaste réseau d'hôpitaux, importe tumeurs et tissus pour procéder à leur séquençage moléculaire. Elle dispose d'une plateforme informatique qui lui permet d'extraire des enseignements de sa base de données.
"On génère un nombre incroyable de données, plus d’un téraoctet par patient", précise à l'AFP Nicolas Wolikow, patron de cette société fondée en 2022 aux côtés de quatre centres d'oncologie de renommée internationale.
Selon les termes du partenariat avec Servier, "Cure51 pourra recevoir jusqu'à 442 millions d'euros par cible en paiements d'étapes potentielles".
AFP/VNA/CVN


