>> Wall Street profite de la baisse des taux obligataires
>> Wall Street recule, refroidie par les robustes chiffres de l'emploi américain
>> Wall Street termine une nouvelle fois en baisse, inquiète des prix de l'énergie
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| Un opérateur à la Bourse de New York le 17 août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Dow Jones a reculé de 0,60%, l'indice Nasdaq a cédé 0,65% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 0,58%.
"Pour le marché, il devient de plus en plus difficile d'ignorer la conjonction de la hausse des prix du pétrole et de la remontée des rendements obligataires, qui commence à peser sur le moral des investisseurs", commente Angelo Kourkafas, analyste du cabinet Edward Jones.
Les cours des hydrocarbures semblent bien partis pour s'installer durablement au-delà de 100 dollars le baril, le Brent clôturant jeudi 10 septembre à plus de 107 dollars.
Ils n'avaient pas été aussi hauts depuis mai.
La prime de risque qui s'applique sur les prix grimpe fortement en raison d'un conflit qui s'éternise, entraînant avec lui de nouvelles perturbations pour le commerce.
"Aucun répit n'est prévu dans l'immédiat, Washington et Téhéran semblant déterminés à poursuivre leurs affrontements armés", note Jose Torres, de la plateforme Interactive Brokers.
Le président américain Donald Trump a prédit un arrêt "immédiat" de la tension avec l'Iran après les législatives aux États-Unis, qui se tiendront début novembre.
"La persistance des hauts prix de l'énergie renforce le scénario d'une inflation plus élevée pendant plus longtemps", estime Angelo Kourkafas.
Selon un rapport publié jeudi 10 septtembre, l'indice des prix à la production (PPI) a nettement accéléré le mois dernier aux États-Unis, à +5,4% sur un an contre +4,8% en juillet.
Et ce, avant même la réescalade militaire entre Washington et Téhéran autour du stratégique détroit d'Ormuz. Déjà secoué par les tensions géopolitiques, le marché obligataire a mal reçu cet indice.
Le taux d'intérêt de la dette publique des Etats-Unis à 30 ans a bondi à un nouveau plus haut depuis 2007, à 5,37%. L'échéance à dix ans, la plus suivie, évolue elle autour de 4,96%, contre 4,84% à la clôture la veille.
"Ce n'est pas nécessairement le niveau, mais la vitesse à laquelle les taux augmentent" qui est préoccupante, selon M. Kourkafas.
Les prêteurs demandent des intérêts plus importants pour compenser l'inflation, qui érode dans la durée la valeur de leur capital, mais aussi car ils jugent la situation économique plus risquée.
L'indice PPI a aussi renforcé les attentes de tour de vis monétaire par la Réserve fédérale (Fed). Selon l'outil de veille CME FedWatch, les marchés anticipent à une large majorité une hausse des taux directeurs dès la réunion de septembre et en escomptent une autre d'ici à la fin de l'année.
Son équivalent côté consommateurs (CPI), publié vendredi en début de journée, "constituera un indicateur clé" pour affiner les attentes monétaires, prévient Angelo Kourkafas.
Côté entreprises, les grands noms des puces à l'instar de Nvidia (-2,37%), AMD (-3,36%) ou Micron (-4,90%) ont été freinés par la hausse des coûts d'emprunt.
Les géants technologiques s'appuient de plus en plus sur l'endettement pour développer les centres de données dédiés à l'intelligence artificielle (IA).
La chaîne de grands magasins Macy's a reculé de 4,70% à 20,50 dollars malgré des résultats trimestriels en hausse qui l'ont conduit à rehausser ses prévisions annuelles.
AFP/VNA/CVN



