Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta

Au moins 72 migrants sont morts en essayant de gagner de force Ceuta, lors de l'afflux inédit de dizaines de milliers de personnes, principalement de jeunes Marocains, dans l'enclave espagnole en Afrique du Nord, où police et armée patrouillaient dimanche 2 août et procédaient toujours à quelques arrestations et expulsions.

>> Une marée de 5.000 migrants en une journée atteint Ceuta, un record

>> Ceuta : 60.000 migrants en 24h, l'Italie suspend la libre circulation avec l'Espagne

>> Crise migratoire à Ceuta : le Portugal renforce ses frontières sans suspendre Schengen

Des personnes attendent derrière une clôture surmontée de barbelés le retour de proches ayant tenté de franchir la frontière pour entrer dans l’enclave espagnole de Ceuta, le 2 août à Fnideq.
Photo : AFP/VNA/CVN

Selon Madrid, la "quasi-totalité" des quelque 60.000 personnes ayant franchi illégalement la frontière ont depuis été renvoyées au Maroc voisin.

"Le dernier chiffre que nous ayons est de 72", a indiqué le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, à des journalistes qui l'interrogeaient sur le nombre de morts. Le précédent bilan était de 67 morts. Beaucoup se sont noyés.

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a, elle, fait état de "près de 130 victimes" et de dizaines de disparus, et appelé samedi 1er août à l'ouverture d'une enquête indépendante sur les causes de cet afflux inédit de migrants entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole.

Dimanche 2 août, la police et l'armée patrouillent les rues de Ceuta où le calme est revenu. Seule une poignée de migrants sont toujours là.

Devant des habitations en construction près du port de Ceuta, des militaires espagnols ont arrêté un groupe de migrants, assis par terre, l'air fatigué et surveillé par des soldats, appuyés par un véhicule blindé, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des canots pneumatiques d'une équipe de secours de mer sillonnent les vagues à proximité de la frontière matérialisée dans l'eau par 500 mètres de ligne de flottaison neuve.

Des membres de la garde civile espagnole font descendre des migrants d'un bus pour les escorter vers le poste-frontière pour retourner au Maroc. Un renvoi dans le calme, pendant que des employés nettoient les déchets et vêtements perdus durant le chaos de jeudi 30 et vendredi 31 juillet.

L'AFP a rencontré samedi 31 juillet dans une zone industrielle désaffectée de Ceuta des centaines de mineurs isolés dormant en plein air et qui espèrent encore pouvoir rejoindre l'Europe continentale.

"Tous les mineurs ici sont (venus pour) aller en Espagne", a dit Aziz Dabch, l'un des rares adultes présents au sein de la foule massée à l'ombre des entrepôts.

Dimanche 2 août, le pape Léon XIV a évoqué la situation à Ceuta lors de ses prières quotidiennes, déclarant qu'il la suivait "avec inquiétude" et qu'il espérait une solution synonyme de "paix, stabilité et justice".

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top