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| Une vingtaine d'agents du CHU de la Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, ont fait valoir leur droit de retrait après la découverte d'un rat dans l'enceinte de l'hôpital, entraînant la déprogrammation de l'activité du bloc opératoire. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Une réunion entre la direction du CHU et des agents s'est tenue mardi 13 octobre, à Pointe-à-Pitre. Selon le CHU, "deux blocs d’urgence" sont restés opérationnels pour prendre en charge les urgences vitales, et, au regard des mesures prises, "l'activité peut reprendre".
"Le rat aurait été aperçu samedi 10 octobre, par nos collègues du bloc, qui nous ont envoyé une vidéo dimanche 11 octobre", a indiqué Brigitte Amacin, secrétaire de section du syndicat UTS-UGTG au CHU.
"Du coup, lundi 12 octobre, les autres collègues ont dit +non, hors de question de travailler dans cette situation+ et ils ont décidé de faire valoir leur droit de retrait", selon la même source.
Selon un décompte de l’AFP, les agents concernés représentent environ la moitié des personnels du bloc opératoire.
Sur la vidéo en question, diffusée sur la chaîne Guadeloupe la 1e, un rat court dans un couloir, avant de se glisser sous une porte battante. On y entend une femme hurler et rire à la fois, alors qu'un agent vient de donner un coup de pied dans l'animal, qui part en courant vers le bloc.
Mme Amassin, qui explique que cette porte mène "au bloc opératoire", dénonce le manque de sécurité pour les agents : "les rats sont porteurs de la leptospirose" et "quand on en voit, on sait très bien que la niche est là", alerte-t-elle.
Si elle reconnaît qu’"il y en a aux alentours", la présence d’un tel rongeur au bloc est "du jamais vu", selon elle. Joint par l’AFP, le CHU indique que "l’activité du bloc a été déprogrammée et deux blocs d’urgence (étaient) opérationnels" lundi 12 et mardi 13 octobre.
Par ailleurs, "deux interventions de dératisation ont été effectuées le 2 et le 9 octobre, une 3e a eu lieu (lundi 12 octobre) et une autre est prévue (mercredi 14 octore)", selon la même source. "Le bio nettoyage du bloc a été effectué dès le lundi 12 (octobre)" ajoute le CHU, annonçant "un renforcement du nettoyage", mercredi 14 octobre.
Le CHU indique par ailleurs qu’il n’y a "pas de risque de rage ou de peste en Guadeloupe" et que "dans le cas où il y aurait une exposition à la leptospirose, une prise en charge précoce par antibiotique est efficace".
Les rats peuvent transmettre à l'homme des maladies parfois graves, voire mortelles, comme la leptospirose, due à une bactérie présente dans leur urine, ou certaines infections à hantavirus, qui peuvent atteindre les reins, selon l'Institut Pasteur et Santé publique France.
AFP/VNA/CVN



