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| Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm. |
| Photo : VNA/CVN |
Elle doit aussi contribuer à lever les blocages, libérer les ressources, perfectionner les institutions, contrôler l’exercice du pouvoir et créer un environnement sain et efficace, favorable au développement du pays.
L’année 2026 marque une nouvelle étape dans l’évolution de la pensée du Parti en matière de direction et de gouvernance, notamment dans les domaines des affaires intérieures et de la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines. Face aux exigences de cette nouvelle phase de développement, la lutte contre "l’ennemi intérieur" reste déterminée, sans zone interdite ni exception. Son objectif ne se limite toutefois plus à sanctionner les violations. Il s’agit désormais de bâtir une gouvernance nationale intègre, transparente et moderne, de débloquer les ressources, de lever les obstacles institutionnels et de protéger ceux qui osent penser autrement, agir, innover et travailler pour l’intérêt général.
Cette orientation se traduit par des décisions fortes et concrètes. Au cours du premier semestre 2026, le Comité central du Parti, le Bureau politique et le Secrétariat ont adopté plus de 30 résolutions, directives, règlements et conclusions portant sur la construction du Parti, du système politique, le développement socio-économique ainsi que la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines. De leur côté, l’Assemblée nationale et le gouvernement ont révisé, complété ou adopté près de 300 textes juridiques afin de mettre rapidement en œuvre ces nouvelles orientations, de corriger les lacunes, de lever les blocages, de renforcer la décentralisation tout en assurant un contrôle efficace du pouvoir et en prévenant la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines.
Ces chiffres illustrent une évolution importante. L’accent est désormais mis sur le perfectionnement des institutions, le contrôle du pouvoir et la prévention précoce des dérives. Comme l’a souligné le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm : "Il faut passer résolument du traitement des conséquences à la prévention à la source, en amont ; du règlement des affaires à l’amélioration des institutions ; du simple recensement au traitement définitif ; et du recouvrement des biens en fin de procédure à une surveillance fondée sur les données".
Cette évolution explique également pourquoi les affaires intérieures sont aujourd’hui étroitement liées à la réforme législative, à la transformation numérique et au renforcement de la gouvernance nationale. Cette approche est particulièrement visible dans le traitement des projets en suspens depuis de nombreuses années. Au premier semestre 2026, le gouvernement, les ministères et les autorités locales ont recensé 1.501 nouveaux projets, portant leur nombre total à 4.492. Parmi eux, 1.531 ont déjà été réglés. Parallèlement, 30.595 bâtiments et terrains publics ont été identifiés comme excédentaires après la réorganisation de l’appareil administratif, dont 14.992 ont déjà été remis en service.
Alors qu’autrefois la lutte contre la corruption visait surtout à limiter les pertes, la lutte contre le gaspillage, la relance des projets bloqués et la remise en valeur des biens publics inutilisés sont devenues aujourd’hui des priorités de développement. Des ressources essentielles ne peuvent rester immobilisées à cause de mécanismes inadaptés, de retards ou d’une mauvaise répartition. C’est dans cette logique que le Parti a fixé comme objectif de régler définitivement en 2026 les projets en suspens ainsi que les biens publics excédentaires, tout en désignant clairement les responsables chargés de lever ces blocages. Cette orientation vise à restituer ces ressources à l’économie, à promouvoir les moteurs de la croissance et à améliorer l’efficacité de la gouvernance nationale.
La fermeté dans le traitement des violations demeure une condition indispensable pour préserver la discipline, renforcer la confiance et créer les bases d’un développement durable. Depuis le début de l’année, les comités du Parti et les commissions de contrôle de tous niveaux ont sanctionné 65 organisations du Parti et 3.375 membres. Les inspections et les audits ont recommandé le recouvrement de 799,4 milliards de dôngs et de 31 hectares de terrains. Ils ont également proposé des sanctions administratives contre 356 organisations et 1.192 personnes, tout en transmettant 13 dossiers présentant des signes d’infraction pénale aux autorités d’enquête. Les autorités judiciaires ont ouvert 1.985 nouvelles affaires impliquant 4.671 personnes, engagé des poursuites dans 1.886 affaires concernant 4.520 personnes et jugé en première instance 1.721 affaires impliquant 4.415 accusés pour des infractions liées à la corruption, à l’économie et aux abus de fonction.
L’action dans le domaine des affaires intérieures s’oriente désormais davantage vers la prévention à la source que vers le traitement des conséquences. La prévention ne repose plus seulement sur la sensibilisation, la formation ou l’amélioration des règlements internes. Elle s’appuie aussi sur le contrôle du pouvoir, la transformation numérique et une gouvernance fondée sur les données. La mise en œuvre des cinq règlements du Bureau politique relatifs au contrôle du pouvoir et à la prévention de la corruption, du gaspillage et des pratiques malsaines, en particulier dans la gestion des cadres, est menée dès le niveau local. Les bases de données nationales doivent être interconnectées afin de faciliter les activités de contrôle. La réforme administrative et la transformation numérique sont également accélérées afin de réduire les délais, les coûts et les contacts directs, tout en limitant les tracasseries pour les citoyens et les entreprises.
Lors de la 30ᵉ réunion du Comité directeur central chargé de la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines, le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a rappelé que "la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines doit servir le développement socio-économique ; elle ne doit pas conduire les responsables à ne plus oser agir, à se dérober ou à craindre d’assumer leurs responsabilités".
Cette vision inscrit les affaires intérieures dans une relation étroite avec le développement. Elle permet de maintenir la discipline tout en protégeant ceux qui osent agir, innover et travailler pour l’intérêt général. C’est également dans cet esprit que le Comité directeur a demandé un réexamen complet du système juridique afin d’identifier les lacunes favorisant la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines. La priorité est donnée à la révision de lois importantes, notamment celles relatives au foncier et à la construction.
Une gouvernance moderne ne consiste pas seulement à sanctionner les contrevenants. Elle doit aussi combler les failles qui permettent les violations, préserver les ressources avant qu’elles ne soient perdues, protéger les comportements exemplaires, encourager l’innovation et soutenir ceux qui assument leurs responsabilités au service de l’intérêt général. Telles sont les exigences de la nouvelle étape de développement du pays et les critères qui mesureront la vision, le courage et la capacité de direction du Parti.
VNA/CVN



