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Lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui s’est tenue du 15 juin au 8 juillet, l’organisation américaine International Christian Concern (ICC) a continué de publier son rapport l’accusant le Vietnam de restrictions à la liberté religieuse, de répression des pratiquants chrétiens.
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| La cathédrale Notre-Dame de Saïgon attire les jeunes de Hô Chi Minh-Ville à l’occasion de Noël. |
| Photo : Xuân Khu/VNA/CVN |
Ce rapport déclarent que les fidèles chrétiens au Vietnam doivent faire face à des poursuites et à une détention pour participation à des groupes religieux non reconnus par l’administration, et que les chrétiens montagnards sont contraints de pratiquer leur religion dans le cadre autorisé par l’État vietnamien
L’organisation réactionnaire Boat People SOS (BPSOS), basée aux États-Unis, a publié un article déformant la loi vietnamienne sur la croyance et la religion de 2026 (en vigueur à partir du 1er janvier 2027), affirmant que la nouvelle loi «menacera gravement les organisations religieuses».
Il est à noter que ce type de rhétorique n’est pas nouveau, reprenant presque à son compte de vieux arguments.
Dans son "Rapport annuel sur la situation de la liberté religieuse internationale 2026", publié lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (du 23 février au 31 mars), la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale s’est également appuyée sur des informations non vérifiées, partiales et biaisées pour conclure que "les conditions de liberté religieuse au Vietnam restent médiocres", et a recommandé au Congrès et au gouvernement américains d’inscrire le Vietnam sur la liste des "pays particulièrement préoccupants" (CPC) en matière de liberté religieuse.
Dans un monde de plus en plus diversifié sur les plans culturel, religieux et politique, la compréhension et l’évaluation de la liberté religieuse font l’objet de débats dans de nombreuses instances internationales. Même dans les pays qui promeuvent régulièrement des normes en matière de liberté religieuse, il n’existe pas de définition unifiée de ce concept.
La France a interdit aux femmes le port du long voile intégral dans l’espace public, même aux athlètes participant aux Jeux olympiques de Paris 2024, et a interdit aux élèves de sexe féminin de porter la voile islamique intégral dans les établissements scolaires publics. Cependant, de nombreuses organisations sociales et de défense des droits humains estiment que cette mesure risque de porter atteinte au droit à l’expression de l’identité religieuse pour une partie de la population musulmane.
En Suède, la série d’autodafés du Coran en 2023 a déclenché des protestations dans le monde musulman, tendu les relations diplomatiques et suscité un profond débat sur les limites entre la liberté d’expression et la responsabilité de respecter les croyances religieuses des différentes communautés.
L’arrêt de la Cour suprême des États-Unis de 2022 autorisant un entraîneur sportif d’école publique à prier sur le terrain après un match a également suscité la controverse. Ses partisans y voient une protection de la liberté religieuse garantie par la Constitution américaine, tandis que ses détracteurs craignent qu’il n’estompe la frontière entre l’État et la religion dans le système d’éducation publique.
Ces exemples montrent que, pour évaluer la situation religieuse d’un pays, il est nécessaire de la situer dans son contexte historique, culturel, social et juridique spécifique, et de fonder cette évaluation sur l’observation des faits, le dialogue direct et une approche multidimensionnelle, plutôt que de se fier uniquement à des sources d’information partiales ou à des préjugés.
Pour en revenir au Vietnam, les évaluations susmentionnées des "restrictions à la liberté religieuse" démontrent que ces organisations ont ignoré un fait évident : le Vietnam a toujours été cohérent dans sa politique de respect et de garantie de la liberté de croyance et de religion pour tous. Ce droit fondamental est inscrit dans la Constitution et concrétisé par le système juridique, notamment par la Loi sur la liberté de croyance et de religion.
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| Un électeur caodaiste dans un bureau de vote. |
| Photo : VNA/CVN |
L’adoption, par la XVIe Assemblée nationale, lors de sa première session à la fin avril, de la Loi amendée sur la liberté de croyance et de religion marque un jalon important. Elle témoigne de l’engagement du Vietnam à renforcer le cadre juridique afin de mieux garantir ce droit pour tous, tout en créant des conditions favorables permettant aux organisations religieuses de fonctionner de manière légale et stable, et de promouvoir de plus en plus leur rôle positif dans la vie sociale.
Les efforts constants de l’Assemblée nationale pour améliorer le cadre juridique, le rendant plus transparent et ouvert, ont créé des conditions favorables au fonctionnement et au développement des religions, conformément à la Constitution et à la loi vietnamiennes.
Avant 1990, le Vietnam comptait trois organisations religieuses reconnues par l’État. À ce jour, l’État a reconnu et délivré des certificats d’enregistrement à 43 organisations appartenant à 16 religions, regroupant plus de 27,7 millions de fidèles (soit environ 27% de la population), plus de 61.000 dignitaires ecclésiastiques, près de 145.000 agents religieux subalternes et près de 30.000 établissements de culte.
Le Parti et l’État vietnamiens se sont toujours souciés de créer toutes les conditions permettant aux compatriotes qui adhèrent à une croyance, une religion de mener une bonne vie civique et religieuse, et dans un esprit d’accompagnement de la nation. Parmi les 500 délégués élus à la XVIe Assemblée nationale, on compte 16 dignitaires ecclésiastiques et personnes adhérant à une religion telles que le bouddhisme, le catholicisme et le brahmanisme.
Les grandes fêtes religieuses sont célébrées à une échelle de plus en plus importante, attirant de nombreux fidèles et participants, comme le Vesak pour les bouddhistes, les fêtes de Noël et de Pâques pour les catholiques et les protestants, etc. De nombreux grands édifices religieux et de nouveaux lieux de culte sont construits ou rénovés grâce à des ressources sociales et aux contributions des croyants, l’État facilitant les procédures foncières et de construction conformément à la loi.
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| Au moins 80 élèves défavorisés de la province de Lâm Dông (Centre) ont reçu en mai dernier des bourses du comité d’organisation du Grand Vesak 2026. |
| Photo : VNA/CVN |
L’année dernière, le Vietnam a accueilli avec succès le Vesak 2025, attirant plus de 1.300 délégués de 85 pays et territoires, dont de nombreuses personnalités, des universitaires et des dirigeants d’organisations bouddhistes internationales. Lors de cette célébration, les délégués ont pu découvrir et échanger directement avec la population vietnamienne sur la vie religieuse.
Ils ont adopté la Déclaration de Hô Chi Minh-Ville, affirmant que "les quatrièmes célébrations de Vesak des Nations unies, organisées au Vietnam, nous ont permis de mieux comprendre la richesse, la diversité et la liberté de la vie religieuse au Vietnam. Nous constatons l’engagement ferme et la mise en œuvre concrète par le Parti et l’État vietnamiens du respect et de la garantie du droit à la liberté de croyance et de religion pour tous les citoyens".
Les relations entre le Vietnam et le Vatican ont été officiellement élevées au rang de représentant papal résident, et le Saint-Siège a nommé un représentant pontifical résident au Vietnam en décembre 2023.
Lors d’une rencontre avec le président de l’Assemblée nationale, Trân Thanh Mân, à l’occasion de la visite d’une délégation vietnamienne de haut niveau en avril, le pape Léon XIV a exprimé sa gratitude aux autorités vietnamiennes pour leur soutien et leur aide, qui permettent d’assurer le fonctionnement stable et efficace du représentant papal résident au Vietnam.
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| Le pape Léon XIV et le président de l’Assemblée nationale, Trân Thanh Mân, en avril dernier. |
| Photo : VNA/CVN |
Le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a salué les progrès accomplis par le Vietnam en matière de développement et sa politique religieuse ouverte ; il a également exprimé son admiration pour l’attention constante portée par le Parti et l’État vietnamiens aux plus vulnérables et aux plus démunis.
Au Vietnam, seules les organisations et les individus qui exploitent la croyance et la religion pour enfreindre la loi, porter atteinte à la sécurité nationale, semer la discorde parmi le peuple, provoquer l’instabilité sociale ou inciter les gens à rejoindre des groupes «hérétiques» qui vont à l’encontre des coutumes et des valeurs morales traditionnelles sont sévèrement punis conformément à la loi.
Les exemples éloquents ci-dessus démontrent clairement que le Vietnam a toujours respecté et garanti le droit à la liberté de croyance et de religion pour tous ses citoyens. Il s’agit d’une vérité incontestable qu’aucun rapport partial ne saurait déformer.
Plutôt que d’imposer sans cesse des arguments dépassés et biaisés sur la liberté religieuse au Vietnam, il est plus nécessaire de promouvoir le dialogue, de renforcer la compréhension mutuelle et de respecter les différences d’histoire, de culture et de contexte de développement. C’est seulement sur cette base que les évaluations de la liberté religieuse pourront refléter objectivement et pleinement la réalité actuelle.
VNA/CVN







