Environ 1.200 personnes ont été mobilisées dans le cadre de cet exercice grandeur nature conduit cinq jours durant par les forces spéciales philippines et des conseillers américains.
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Des commandos philippins lors d'un exercice simulant la libération d'otages. |
Photo : Reuters/VNA/CVN |
Cet exercice conjoint, le premier de ce genre, consiste à libérer les passagers d’un avion sur un vol Sydney – Honolulu contraint par 8 hommes armés de l’Etat islamique (EI) d’atterrir en urgence à l’aéroport international de Clark, sur l’île de Luçon.
Il s’est déroulé dans le contexte où les forces spéciales américaines offraient leur assistance à l’armée philippine pour libérer Marawi, ville du sud de l’archipel en partie occupée par des combattants liés à l’EI.
En mai 2000, un Airbus A330 de la compagnie Philippine Airlines (PAL), qui assurait la liaison entre Davao (sud) et Manille, avait atterri sans incident à Manille après une tentative de détournement par un pirate de l’air.
Le pirate de l’air armé d’un pistolet et d’une grenade, a pris le contrôle de l’appareil peu avant qu’il ne se pose à Manille en réclamant qu’il fasse demi-tour sur Davao.
Lorsqu’il lui a été expliqué que l’avion ne disposait pas de suffisamment de carburant pour ce vol, il a demandé de l’argent aux passagers avant de réclamer de pouvoir sauter en parachute.
L’appareil a alors été dépressurisé pour lui permettre d’ouvrir la porte et de sauter en parachute au-dessus de Marikina, un faubourg de Manille, sans dommage pour les 278 passagers et 11 membres d’équipage.