Soudan : forte explosion à Khartoum, due à une mine selon la police

Une forte explosion a retenti vendredi 3 avril à Khartoum, due selon les autorités à une mine laissée après les combats dans la capitale du Soudan, en guerre depuis trois ans.

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Khartoum, capitale du Soudan.
Photo : AFP/VNA/CVN

Un journaliste de l'AFP à Omdurman, ville voisine de Khartoum sur l'autre rive du Nil, a entendu cette explosion en provenance du centre de la capitale contrôlée par l'armée depuis un an.

Un témoin présent dans le centre de Khartoum a décrit "une unique et forte explosion". Il n'a pas observé de signe d'incendie ou de fumée.

La police soudanaise a confirmé une explosion dans le quartier de Burri, dans l'Est de Khartoum à proximité de plusieurs sites stratégiques comme le quartier général de l'armée ou l'aéroport international de la ville.

Elle a précisé qu'elle avait été provoquée par une mine qui a explosé après que "certains habitants ont mis le feu à des déchets", sans faire de victimes.

Cette explosion intervient après trois ans de conflit opposant l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le conflit, qui oppose le général al-Burhane à son ancien bras droit, le général Mohamed Daglo, chef des FSR, a déjà fait des dizaines de milliers de morts et plus de 11 millions de déplacés.

Dans les mois qui ont suivi la reprise de Khartoum par l'armée en mars de l'année dernière, les FSR ont attaqué des bases militaires et infrastructures civiles de la capitale avec des drones. Mais il n'y a eu aucune frappe ces derniers mois et la vie y a retrouvé une certaine normalité.

L'ONU a averti récemment que Khartoum restait "fortement contaminée par des engins non explosés", relevant que des mines avaient été découvertes dans toute la ville.

Beaucoup de ces engins ont été laissés sur place par des combattants des FSR, qui avaient pris le contrôle de la ville dans les premiers jours de la tension.

Le conflit s'est récemment étendu à de nouveaux fronts, dont les régions méridionales du Kordofan et du Nil Bleu.

Selon les analystes, la situation est d'autant plus compliquée que le général al-Burhane s'appuie sur des réseaux islamistes qui redoutent qu'un accord de paix ne les marginalise.

AFP/VNA/CVN

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