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| La campagne "Pas seuls 2026". |
| Photo : BTC/CVN |
La campagne "Không một mình 2026" (Pas seuls 2026) ne vise pas seulement à leur transmettre des compétences d’autoprotection, mais aussi à mettre en place un réseau de soutien afin qu’ils sachent prendre la parole et puissent recevoir de l’aide à temps.
Le 3 septembre, le service de police criminelle de la police de la ville de Dông Nai a reçu le signalement de P.T.H.A., résidant dans le quartier de Trân Biên, dont la fille avait été séquestrée par des individus exigeant de la famille une rançon de 300 millions de dôngs. La police provinciale a rapidement coordonné ses opérations avec les unités concernées et déployé des mesures professionnelles pour secourir la victime, retrouvée saine et sauve dans un hôtel de passage de la localité.
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Selon le témoignage de la jeune fille, dans l’après-midi du 2 septembre, elle avait reçu un appel d’une personne se présentant comme un livreur. Elle avait ensuite été contactée par un individu se faisant passer pour un policier, qui l’accusait d’être impliquée dans un réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent. Les individus lui avaient demandé d’installer l’application Zoom, d’activer sa caméra, de partager son écran et de transférer de l’argent afin de prouver son innocence. Elle avait ensuite été contrainte de se rendre dans un hôtel, privée de tout contact avec ses proches et forcée de communiquer son compte de réseau social ainsi que son mot de passe. Après avoir pris le contrôle de son compte Zalo, les escrocs avaient envoyé des messages à sa famille pour exiger une rançon.
Cette affaire montre comment des escroqueries en ligne peuvent rapidement se transformer en actes de contrainte dans la vie réelle. À partir d’un simple appel téléphonique, les auteurs exercent progressivement une pression psychologique, isolent la victime, prennent le contrôle de ses comptes et exploitent la panique pour manipuler l'ensemble de la famille.
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| Des élèves du collège et lycée Nguyên Siêu lors de la cérémonie de lancement de la campagne "Pas seuls 2026". |
| Photo : BTC/CVN |
Lors de la cérémonie de lancement de la campagne "Pas seuls 2026", le colonel et docteur Nguyên Hông Quân, directeur adjoint du Département de la cybersécurité et de la prévention et de la lutte contre la criminalité utilisant les hautes technologies, relevant du ministère de la Sécurité publique, a mis en garde contre les risques liés à certains groupes sur les réseaux sociaux intitulés "Je déteste mes parents".
Selon lui, ces groupes peuvent se former à partir de conflits entre des adolescents et leur entourage familial. Toutefois, une fois qu’ils rejoignent ces espaces, les jeunes risquent de se laisser entraîner par la dynamique de groupe, de partager leur ressentiment, de s’en prendre à leurs proches et de s’éloigner de plus en plus de leurs parents. Ces espaces peuvent également permettre à des individus mal intentionnés d’entrer en contact avec les enfants par messages privés, de leur promettre de l’argent, un logement ou un emploi, ou de les inciter à des rencontres. Les jeunes s’exposent alors à des risques d’escroquerie, de manipulation, d’abus et d’exploitation.
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Avec le message "des connexions sans préjudice", la campagne "Pas seuls 2026", lancée à l’initiative de l’Alliance pour la confiance numérique, sous le patronage du ministère de la Police, du ministère de l’Éducation et de la Formation, du ministère de la Santé, du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, ainsi que du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de nombreux partenaires, se déroule dans l’ensemble du pays du 10 octobre au 10 décembre. Elle vise à renforcer l’éducation aux compétences numériques sécurisées, afin d’aider les élèves à prendre l’habitude de repérer rapidement les risques et d’adopter les comportements appropriés dans l’environnement numérique.
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Nguyên Pham Hiên Minh, élève de l’établissement bilingue international Wellspring Hanoi et ambassadrice de la sécurité numérique en milieu scolaire, explique que la première personne à remarquer qu’un élève rencontre des difficultés est parfois un camarade qui le côtoie au quotidien. Les adultes peuvent penser que son silence est dû à la pression scolaire, tandis que l’ami assis à côté de lui remarque les plus petits changements dans son regard ou son attitude. Selon Hiên Minh, le soutien peut parfois commencer par une question toute simple : "Tu as l’air très fatigué aujourd’hui. Je suis là si tu veux parler." Le message "Être proche, comprendre et aider ses amis" invite à des gestes concrets : observer pour repérer les signes inhabituels et écouter pour comprendre. Un mot d’encouragement au bon moment peut aider un camarade à se confier, tandis que le fait de prévenir spontanément un enseignant ou un adulte de confiance peut permettre de détecter plus tôt un danger.
Silvia Danailov, représentante de l’UNICEF au Vietnam, souligne que "l’enjeu n’est pas de couper les enfants du monde numérique, mais de leur permettre d’y évoluer en toute sécurité, en connaissance de cause et en sachant vers qui se tourner lorsqu’ils en ont besoin."
Nguyên Thi Minh Thuy, directrice du collège et lycée Nguyên Siêu, estime qu’en l’absence d’attention et d’écoute de la part des adultes, certains élèves peuvent se tourner vers les réseaux sociaux pour partager des informations personnelles, risquant ainsi de divulguer involontairement leurs données privées ou d’être exposés à des contenus négatifs.
Le lieutenant-colonel Nguyên Tiên Cuong, chef du bureau de synthèse du Département de la cybersécurité et de la prévention et de la lutte contre la criminalité utilisant les hautes technologies du ministère de la Police, et secrétaire général de l’Alliance pour la confiance numérique, souligne que "les enfants doivent apprendre à ne pas harceler les autres, à ne pas diffuser d’informations privées, à ne pas se joindre à la foule pour attaquer autrui et à respecter les différences."
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| Une nouvelle composition en soutien à la campagne "Không một mình" (Pas seuls 2026), interprétée par le rappeur Đen avec les enseignants et les élèves de l’école Nguyễn Siêu à Hanoï. |
| Photo : BTC/CVN |
Selon lui, le cyberespace et la vie réelle sont étroitement liés et difficilement dissociables. Les liens doivent donc se construire au sein de la famille, à l’école et dans la société. Au-delà de la transmission de connaissances aux élèves, la campagne entend mettre en place un réseau d’enseignants, de personnels éducatifs et de conseillers scolaires formés aux compétences en matière de sécurité numérique, tout en les mettant en relation avec les forces spécialisées afin qu’ils puissent actualiser rapidement leurs connaissances sur les nouvelles méthodes et techniques employées par les délinquants.
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Les efforts des familles, des établissements scolaires et des communautés sont indispensables, mais ne suffisent pas à garantir un environnement numérique sûr aux enfants. À une échelle plus large, une coordination étroite entre les organismes publics, les forces chargées de l’application de la loi, les établissements scolaires, les organisations sociales, les partenaires internationaux et les entreprises technologiques est nécessaire.
La campagne vise à permettre aux enfants de participer au monde numérique avec confiance, en connaissance de cause et en disposant de capacités d’autoprotection adaptées à leur âge. Pour atteindre cet objectif, la responsabilité ne peut incomber aux seuls enfants : les adultes, les autorités compétentes et les plateformes technologiques doivent eux aussi assumer leur part.
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Ne pas laisser les enfants seuls ne doit pas être un engagement limité à la durée d’une campagne. Cela doit devenir une responsabilité exercée au quotidien, au sein des familles, des établissements scolaires, des communautés et des plateformes technologiques, afin que chaque enfant puisse apprendre, explorer et grandir dans un univers numérique plus sûr.
Thu Huong/CVN











