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| Une femme pose pour une photo devant une structure géante à l'effigie de Victor Wembanyama à San Antonio, au Texas, le 1er juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Dans cette ville de 1,5 million d'habitants, à majorité latino, les Spurs sont omniprésents : des fanions aux couleurs de l'équipe flottent dans les jardins et les habitants arborent les maillots noirs frappés de l'éperon emblématique.
Une structure de 5,5 mètres à l'effigie de "Wemby" y a été aussi été inaugurée en 2023, lorsque le Français est arrivé au Texas pour relancer les ambitions du club. Beaucoup rêvent désormais d'un sixième titre NBA, 25 ans après la finale remportée en 1999 - déjà contre les Knicks de New York, qu'ils rencontreront à nouveau cette année.
"C'est une nouvelle ère. On a toujours été là. On était déjà là pendant l'ère (Tim) Duncan et (Manu) Ginobili (deux joueurs emblématiques des Spurs dans les années 2000, ndlr). Et maintenant, nous sommes de retour. C'est formidable", confie Bobby Rivas, un musicien de 32 ans.
"C'est un nouveau chapitre", abonde Bridgette Sanchez, 38 ans, qui fait partie du même groupe de musique que M. Rivas. "On adore Wemby", ajoute-t-elle, tandis que son partenaire la prend en photo devant la structure à l'effigie de "l'Alien".
"Quelqu'un de bien"
Ricky Alvarado et Luis Ramos, deux entrepreneurs passionnés des Spurs, ont participé à la fabrication de cette œuvre géante en bois. "On est des fanatiques des Spurs et c'est notre amour (pour eux) qui nous a poussés à la construire quand Wemby est arrivé", explique Ricky, 38 ans.
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| Une fresque représentant le basketteur français Victor Wembanyama à San Antonio, au Texas, le 1er juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Il affirme que le joueur français y a même laissé sa signature lorsqu'il est venu admirer la structure, même si l'autographe a depuis été effacé par la pluie.
"Beaucoup de vedettes préfèrent garder leurs distances avec les gens. Lui, au contraire, participe activement à la vie locale et a envie d'être ici. Il semble être quelqu'un de bien. Il a un grand cœur", souligne-t-il encore, insistant sur l'"émotion" du Français lors de la victoire des Spurs le weekend dernier en finale de la conférence Ouest contre le Thunder d'Oklahoma City.
Pour la finale de la NBA, Ricky se dit désormais "très enthousiaste". "Je pense que nous avons une bonne équipe", estime-t-il. Il est loin d'être le seul : mardi 2 juin, à la veille du premier match contre les Knicks, la boutique officielle des Spurs était pleine de fans venus acheter des maillots.
L'engouement a même gagné une communauté de religieuses catholiques de la ville, qui ont enfilé des maillots des Spurs par-dessus leur habit et sont devenues virales sur les réseaux sociaux grâce à des vidéos où on les voit tenter des tirs au panier dans la cour de leur couvent.
Des bougies ornées de photos de Wembanyama, comme s'il s'agissait d'un saint, sont également vendues dans des bars et boutiques de souvenirs.
"Humble"
L'arrivée du Français de 22 ans a replacé les Spurs sur le devant de la scène internationale, sans pour autant leur faire perdre cette culture de l'humilité chère aux fans, qui considèrent l'équipe comme la leur.
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| Une structure représentant le basketteur français Victor Wembanyama, à San Antonio, au Texas, le 1er juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Cet état d'esprit a été incarné par des figures comme Tim Duncan, qui a passé toute sa carrière (1997-2016) au club, où il est considéré une légende, ou Gregg Popovich, désormais président des Spurs après en avoir été l'entraîneur pendant près de 30 ans.
Lorsque Wembanyama est arrivé, "nous avons tout de suite pensé qu'il correspondait parfaitement à l'esprit de l'équipe, parce qu'il est humble", se souvient Elsie Fellows, 53 ans, dont la maison est ornée de fanions aux couleurs des Spurs.
"Beaucoup de joueurs des Spurs sont encore du coin. Ils sont très simples, on les croise au supermarché ou au centre commercial. On leur dit bonjour et on continue notre chemin sans les déranger", raconte-t-elle.
Dans la vie, Wembanyama est "juste un gars normal", ajoute-t-elle. "Mais sur le terrain, il est fantastique".
AFP/VNA/CVN





