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| La joueuse ukrainienne Marta Kostyuk après sa victoire en huitièmes de finale face à la Polonaise Iga Swiatek, le 31 mai, à Roland-Garros. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Dans un tableau féminin privé successivement de Jessica Pegula (5e, battue au premier tour), Elena Rybakina (2e, défaite au deuxième tour), Coco Gauff (4e, éliminée au troisième tour) et Iga Swiatek (3e, sortie en huitièmes de finale), le duel fait presque figure de finale avant l'heure.
D'autant qu'il met aux prises deux des meilleures joueuses actuelles sur la surface ocre. Sacrée en avril au tournoi WTA 250 de Rouen, Kostyuk (23 ans) s'est ensuite offert le plus beau titre de sa carrière au WTA 1000 de Madrid début mai.
Deux semaines plus tard, c'est Svitolina (31 ans) qui a remporté pour la troisième fois le WTA 1000 de Rome, en battant successivement Rybakina, Swiatek et Gauff.
Ex-No3 mondiale, demi-finaliste de tous les tournois du Grand Chelem sauf Roland-Garros, l'épouse de Gaël Monfils est de retour au sommet après s'être éloignée du circuit durant un an (mars 2022-mars 2023) pour donner naissance à sa fille.
"C'est une légende du tennis ukrainien", l'a encensée Kostyuk dimanche après avoir éliminé en deux sets Iga Swiatek, quadruple lauréate de Roland-Garros.
"Encore un long chemin à faire"
"Elle a tracé un chemin pour de nombreuses filles et de nombreux garçons en Ukraine. Elle accomplit des choses incroyables, en particulier cette saison", a ajouté la native de Kiev.
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| Marta Kostyuk (gauche) et Elina Svitolina (droite), lors du tout premier duel entre les deux joueuses ukrainiennes à l'Open d'Australie à Melbourne. |
| Photo d’archives : AFP/VNA/CVN |
"Quel que soit le résultat du quart de finale, je suis très fière des efforts accomplis depuis le début de la saison", s'est réjouie Svitolina. "J'ai l'impression d'avoir atteint un très bon niveau, que j'arrive en plus à maintenir dans la durée."
Contre son aînée originaire d'Odessa, sur les rives de la mer Noire, Kostyuk a déjà livré deux duels, sur dur à chaque fois. Elle a perdu le premier en 2018 à l'Open d'Australie et remporté le second en 2024 au WTA 1000 de Toronto.
Plutôt identifiée jusqu'alors comme une spécialiste du dur - elle a atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie en 2024 - Kostyuk s'est révélée sur terre battue cette saison.
Après ses titres à Rouen et Madrid, elle a préféré faire l'impasse sur le WTA 1000 de Rome et est donc arrivée à Roland-Garros invaincue sur la surface ocre. Entre la Normandie, l'Espagne et Paris, la puissante droitière a aligné quinze victoires de rang.
"Je n'ai jamais été aussi régulière dans ma carrière (mais) j'ai encore un long chemin à faire pour m'installer dans le top 10 ou le top 5", a pressenti Kostyuk, déjà promise au meilleur classement de sa carrière grâce à son parcours à Paris.
Missile
Roland-Garros a pourtant commencé dans l'inquiétude pour Kostyuk, qui a appris quelques heures avant son premier tour.
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| La joueuse ukrainienne Elina Svitolina, lors de sa victoire en huitièmes de finale face à la Suissesse Belinda Bencic, le 31 mai, à Roland-Garros. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Avant le premier tour, j'ai dit à Sandra (Zaniewska, son entraîneuse) que je ne savais même pas ce que je faisais là. (...) J'essaie de toujours garder à l'esprit qu'il y a des choses plus importantes que le tennis dans la vie", a développé Kostyuk, qui conclut ses discours d'après-match en lançant "Slava Ukraini".
Svitolina, qui refuse comme sa compatriote de serrer la main de ses adversaires russes et bélarusses en fin de match, n'hésite pas non plus à jouer de sa notoriété pour rappeler les souffrances de son peuple.
"En tant que sportive, une des meilleures d'Ukraine, j'estime que je dois faire entendre ma voix autant que possible pour (aider à) la prise de conscience et lever des fonds", estimait-elle à l'Open d'Australie en 2025.
Par conséquent, quelle que soit la gagnante du quart de finale programmé mardi 2 juin sur le Central. Celle qui l'emportera affrontera soit la Russe Mirra Andreeva (8e), soit la Roumaine Sorana Cirstea (18e).
AFP/VNA/CVN





