Saccage au Brésil : Bolsonaro visé par l'enquête, un ex-ministre arrêté

Les autorités brésiliennes ont arrêté samedi 14 janvier un ancien ministre de Jair Bolsonaro et accentuent la pression sur l'entourage de l'ancien président, qui fait désormais l'objet d'une enquête sur son rôle dans l'attaque violente contre le siège d'institutions nationales à Brasilia le 8 janvier.

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Jair Bolsonaro, alors président du Brésil, le 4 août 2022 à Brasilia.
Photo : AFP/VNA/CVN

Anderson Torres, qui était secrétaire de la Sécurité de Brasilia au moment de ces violences, a été "arrêté samedi 14 janvier à son arrivée à l'aéroport de Brasilia" dans le cadre de l'enquête sur les saccages, a annoncé la police fédérale.

L'ex-ministre, contre lequel avait été émis un mandat d'arrêt, "a été placé en détention, et restera à la disposition de la justice", a-t-elle ajouté. M. Torres devait comparaître samedi 14 janvier pour sa première audience au tribunal.

Soupçonné de connivence avec les émeutiers accusés d'avoir fomenté un remake de l'assaut du Capitole américain le 6 janvier 2021, M. Torres, qui clame son innocence, a été interpellé alors qu'il rentrait des États-Unis pour se présenter devant la justice.

Son arrestation intervient au lendemain de l'annonce par le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes de l'inclusion, comme le demandait le parquet général, de l'ancien chef d'État d'extrême droite Jair Bolsonaro dans son enquête sur les éventuels instigateurs de ces violences.

M. Bolsonaro, battu de justesse par le candidat de gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle d'octobre, "a effectué une incitation publique à l'exécution d'un crime" en diffusant sur les réseaux sociaux une vidéo "mettant en cause la régularité de l'élection présidentielle de 2022", avait expliqué le parquet dans un communiqué.

Cette vidéo a été publiée deux jours après l'invasion du siège de la présidence, du Congrès et de la Cour suprême par des milliers de bolsonaristes, puis effacée, a rappelé le parquet.

Mais elle pourrait selon lui apporter "un lien de preuve" justifiant "une enquête globale sur les actes effectués avant et après le 8 janvier 2023" par M. Bolsonaro.

AFP/VNA/CVN

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