>> Soignants, travailleurs, missionnaires... des profils à risque devenus victimes de l'épidémie
>> RDC/Ebola : multiples facteurs conjugués pèsent sur la lutte
>> RDCongo : l'épidémie d'Ebola est "extrêmement grave et difficile", selon l'OMS
![]() |
| Des agents de santé procèdent à une désinfection à Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, en République démocratique du Congo, le 23 mai. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
S'exprimant devant la presse à l'aéroport de Kinshasa, M. Tedros a indiqué être venu en RDC pour montrer aux communautés touchées qu'"elles ne sont pas seules" et que l'OMS était présente pour soutenir la riposte. Il a précisé que des équipes de l'OMS travaillaient déjà sur le terrain à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, épicentre de cette épidémie, et qu'il s'y rendrait également afin d'évaluer directement la situation.
M. Tedros a souligné que le conflit et les défis sécuritaires figuraient parmi les principaux obstacles à la riposte, ajoutant qu'il avait appelé à un cessez-le-feu dans une lettre envoyée plus tôt dans la journée.
Interrogé sur les restrictions de voyage imposées par certains pays aux voyageurs en provenance de la RDC, M. Tedros a rappelé que l'OMS ne recommandait pas les interdictions de voyage, jugeant ces mesures peu efficaces et susceptibles, au mieux, de retarder la propagation de quelques jours. Selon lui, la meilleure approche consiste à intensifier les mesures à la source et à renforcer le soutien.
Ces interdictions peuvent aussi avoir des conséquences négatives pour la santé publique, a-t-il averti, car les pays qui signalent les flambées de manière transparente pourraient avoir le sentiment d'être pénalisés, ce qui risquerait de décourager les notifications précoces.
M. Tedros s'est dit encouragé par l'annonce de la sortie d'un premier patient guéri d'un établissement de santé.
Plus de 1.000 cas suspects et 238 décès suspects ont été signalés alors que la dernière flambée continue de se propager dans les provinces orientales, selon un rapport de situation publié mercredi par le ministère de la Santé du pays.
Cette flambée marque la 17e épidémie d'Ebola dans le pays, après que des tests de laboratoire ont identifié la souche Bundibugyo du virus. L'OMS a déclaré l'événement comme une urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai, tandis que les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont par la suite déclaré une urgence de santé publique de sécurité continentale.
Xinhua/VNA/CVN



