Le 19 janvier, le président zimbabwéen Robert Mugabe et son rival, le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) Morgan Tsvangirai avaient repris à Harare leurs chaotiques négociations pour un partage du pouvoir.
Le chef d'État d'Afrique avait menacé la veille de rompre définitivement le dialogue en cas d'échec. Mais il a affirmé, en sortant de 12 heures de discussions sans résultat, qu'il entendait poursuivre les négociations. M. Tsvangirai, censé devenir Premier ministre aux termes d'un accord de partage du pouvoir signé le 15 septembre mais resté lettre morte, a lui aussi renouvelé son "engagement" à trouver une entente, répétant qu'il faudrait pour cela que ses demandes trouvent réponse.
Le Zimbabwe, déjà ruiné par une inflation inouïe et une production au point mort, s'enfonce toujours plus profondément dans l'abîme.
Sans véritable gouvernement depuis la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars, puis la réélection en juin de M. Mugabe, le pays est ravagé par une épidémie de choléra qui a fait 2.000 morts en 5 mois, ses écoles et hôpitaux ont cessé de fonctionner et la famine menace la moitié de sa population.
AFP/VNA/CVN