18/02/2021 09:39
L'UE a annoncé mercredi 17 février un accord pour acheter 300 millions de doses supplémentaires du vaccin Moderna contre le COVID-19, accélérant la course à l'immunisation au moment où le secrétaire général de l'ONU appelait à bâtir un "plan mondial de vaccination".
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Des patients reçoivent leur première dose de vaccin AstraZeneca à Mexico City, le 17 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), faisant état d'une chute de 16% des nouveaux cas dans le monde, a prévenu cependant que "le feu n'est pas éteint", plus d'un an après le début de la pandémie qui a fait plus de 2,4 millions de morts.

"Le monde a urgemment besoin d'un plan mondial de vaccination pour rassembler tous ceux qui ont la puissance, l'expertise scientifique et les capacités de production et financières requises", a lancé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, mercredi 17 février devant les pays du G20.

Sur le front européen, le nouvel accord, annoncé par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, porte sur l'achat de 150 millions de doses du vaccin du laboratoire américain Moderna, destinées à être livrées aux 3e et 4e trimestres 2021, avec une option de 150 millions de doses supplémentaires en 2022.

Critiquée pour les ratés de la vaccination, la Commission a dévoilé le même jour un plan pour mieux surveiller les mutations du coronavirus.

Baptisé Hera Incubator, ce projet sera doté de 75 millions d'euros. Quelque 150 millions d'euros supplémentaires seront engagés pour renforcer la recherche.

"Par tous les moyens"

Le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi préside son premier conseil des ministres, le 13 février à Rome.
Photo : AFP/VNA/CVN

À Washington, le secrétaire d'État, Antony Blinken a annoncé que les États-Unis allaient verser d'ici fin février plus de 200 millions d'USD à l'OMS, après avoir annulé le plan de retrait de Donald Trump de cette organisation.

En Allemagne, le variant britannique du virus, qui représente plus de 20% des cas, est en voie d'y devenir "dominant", a prévenu mercredi 17 février le ministre de la Santé, Jens Spahn.

Devant le danger toujours présent, le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi s'est fixé mercredi 17 février comme "principal devoir" de "combattre la pandémie par tous les moyens" dans son pays, où le COVID-19 a fait près de 100.000 morts.

Le président américain Joe Biden a lui appelé à "frapper fort" pour soutenir économiquement la population, avec un gigantesque plan de sauvetage de 1.900 milliards d'USD. "Il faut dépenser maintenant", a-t-il martelé.

Au Japon, des professionnels de santé volontaires ont été les premiers mercredi 17 février à recevoir le vaccin suite au feu vert obtenu dimanche par le groupe Pfizer dans l'archipel. La vaccination n'y sera pas étendue aux personnes âgées avant avril.

Au Brésil, une expérience unique au monde a commencé à Serrana, une petite ville de l'État de Sao Paulo : vacciner toute la population adulte, afin d'étudier l'évolution de la pandémie face au vaccin s'il est utilisé en masse.


La campagne de vaccination a commencé mercredi 17 février en Afrique du Sud. La première dose du lot de 80.000 vaccins du laboratoire américain Johnson & Johnson a été administrée devant les caméras à une infirmière en maternité de l'hôpital de Khayelitsha, important township du Cap.

Le président Cyril Ramaphosa y a été vacciné dans la foulée. "C'est un jour important pour notre pays", a-t-il dit.

En Indonésie c'est la deuxième phase de vaccination qui a été lancée, visant les travailleurs à risque et les plus âgés.

Au Venezuela, la campagne de vaccination avec le vaccin russe Spoutnik V débutera jeudi 18 février par le personnel de santé et des fonctionnaires, a annoncé le président Nicolas Maduro.

Dans la bande de Gaza sous blocus israélien, un premier lot de 1.000 vaccins était en train d'être acheminé, selon les autorités israéliennes qui en avaient auparavant bloqué le transfert.

La question centrale de la vaccination était au menu du Conseil de sécurité de l'ONU mercredi 17 février. Le Mexique a annoncé qu'il allait soulever le problème de l'inégalité d'accès. Le Royaume-Uni allait faire pression pour des cessez-le-feu dans les zones de conflit pour y vacciner contre le coronavirus.

L'OMS a dévoilé mardi 16 février des chiffres révélant une nette baisse des contaminations et des décès liés au COVID-19 dans le monde la semaine dernière. Mais elle se garde bien de crier victoire.

Le nombre de nouveaux cas a reculé de 16% à 2,7 millions de cas, selon elle. Le nombre de nouveaux décès signalés a également diminué de 10% par rapport à la semaine précédente, à 81.000.

La pandémie a fait au moins 2.419.730 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP mercredi 17 février.

AFP/VNA/CVN

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