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| Phuong Dinh Anh, directeur adjoint du Bureau de coordination central du Programme cible national, prend la parole. |
| Photo : VNA/CVN |
Le Vietnam entend valoriser les produits OCOP en les associant à des expériences culturelles, à la découverte des villages de métiers et à la vie rurale, afin de diversifier l’offre touristique, d’élargir les débouchés agricoles et d’assurer des revenus durables aux communautés locales.
La valorisation des produits OCOP à travers des expériences culturelles, la découverte des villages de métiers et de la vie rurale constitue une piste importante pour diversifier l’offre touristique, élargir les débouchés des produits agricoles et générer des revenus durables pour les populations locales. Cette orientation a été mise en avant lors d’une conférence consacrée à la promotion, à la mise en relation des acteurs et au développement commercial du tourisme agricole et rural au Vietnam, tenue le 9 octobre à Hanoï.
Selon Phuong Dinh Anh, directeur adjoint du Bureau de coordination central du Programme cible national, à la fin du mois de septembre 2026, le Vietnam comptait plus de 21.000 produits OCOP classés trois étoiles ou plus, portés par plus de 10.000 acteurs. Parallèlement, plus de 600 modèles de tourisme rural avaient été développés, dont près de 400 sites touristiques officiellement reconnus.
Ces ressources constituent un atout important pour le développement du tourisme agricole et rural. Toutefois, les liens entre la production et le tourisme restent en deçà du potentiel disponible. Dans de nombreuses destinations, les produits OCOP sont principalement exposés et vendus aux visiteurs, tandis que les processus de production, la culture locale et les histoires liées aux métiers traditionnels ne sont pas encore suffisamment valorisés pour créer des expériences originales et inciter les visiteurs à dépenser davantage.
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| Les produits OCOP vietnamiens, un levier de développement économique local. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon Phuong Dinh Anh, plutôt que de se limiter à la commercialisation des produits dans les sites touristiques, il convient de transformer les espaces de production eux-mêmes en lieux de visite et d’expérience. Dans les exploitations de thé et de café, les ateliers de fabrication de sauce de poisson, les ateliers de céramique ou les coopératives agricoles, les visiteurs pourraient découvrir les différentes étapes de production, participer à certaines opérations, déguster les produits et explorer les traditions culturelles liées aux métiers locaux.
Pour concrétiser cette orientation, les producteurs doivent aménager des espaces d’accueil adaptés, garantir l’hygiène et la sécurité et améliorer la qualité des services. Les voyagistes doivent également être associés dès la conception des produits touristiques, afin d’étudier la demande du marché et d’élaborer des programmes adaptés aux attentes des visiteurs, plutôt que d’intervenir uniquement une fois les sites aménagés.
Selon Doan Truong Giang, directeur adjoint du Centre de promotion commerciale agricole, de nombreuses localités ont développé le tourisme communautaire, le tourisme agricole et le tourisme dans les villages de métiers, en s’appuyant sur les spécialités locales et les produits OCOP. Cependant, toutes ne parviennent pas à transformer leurs atouts en offres compétitives capables de générer des recettes régulières.
Certaines destinations manquent encore de caractère distinctif, les activités proposées se limitant essentiellement aux visites, aux prises de photos, à la restauration et aux achats. La qualité des services, les infrastructures et les compétences en matière d’accueil restent également inégales. Par ailleurs, la coordination entre les autorités locales, les producteurs, les coopératives, les voyagistes et les organismes de communication demeure limitée, ce qui empêche une exploitation efficace des ressources disponibles.
Pour développer une offre touristique durable
Pour remédier à ces insuffisances, il est nécessaire de passer d’un développement isolé des sites à la création de circuits intégrés d’expériences touristiques. Un même itinéraire pourrait associer la visite de zones de production, la découverte de villages de métiers, des activités pratiques, la dégustation de spécialités culinaires et l’achat de produits OCOP. Cette approche permettrait non seulement d’enrichir l’expérience des visiteurs, mais aussi d’élargir les débouchés des produits agricoles, de stimuler la consommation de services locaux et d’accroître les revenus des habitants.
Parallèlement à l’amélioration de l’offre, les localités doivent renforcer l’utilisation des technologies numériques pour promouvoir leurs destinations, fournir des informations et faciliter les réservations. Des contenus de communication attractifs, mettant en évidence les particularités de chaque destination et les expériences proposées, permettraient aux visiteurs de trouver plus facilement des informations et de choisir des itinéraires adaptés à leurs attentes.
Hoang Hoa Quan, représentant de l’Autorité nationale du tourisme du Vietnam, relevant du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, a souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le tourisme, l’agriculture, l’industrie et le commerce, ainsi que les autres secteurs concernés. Les autorités locales doivent faciliter la mise en relation des acteurs et lever les obstacles liés aux infrastructures ; les voyagistes doivent concevoir les programmes et rechercher des clients ; tandis que les habitants, les coopératives et les producteurs assurent directement la fourniture des produits, des services et des expériences touristiques.
Le tourisme rural ne peut se développer durablement que si les communautés locales en sont véritablement les acteurs et bénéficient équitablement de ses retombées. Outre les investissements dans les infrastructures de transport, les hébergements et les sites de visite, les localités doivent veiller à la préservation des paysages, à la gestion des déchets, à l’hygiène environnementale et à la sauvegarde des métiers traditionnels. Une augmentation de la fréquentation touristique qui s’accompagnerait d’une dégradation de l’environnement, d’une atteinte à la culture locale ou d’un partage inéquitable des bénéfices compromettrait la pérennité du développement.
Dans le cadre de la manifestation, un protocole d’accord sur la coopération pour le développement du tourisme agricole et rural a été signé, contribuant à renforcer les liens entre les acteurs, à valoriser le potentiel existant et à développer une offre touristique durable.
VNA/CVN




