Les négociations de l'ONU sur la biodiversité s'ouvrent au Canada

Une conférence de haut niveau des Nations unies sur la biodiversité s'est ouverte mercredi 7 décembre à Montréal au Canada, offrant à la communauté mondiale des chances de parvenir à un plan d'action global pour sauver et protéger les espèces et les écosystèmes de la planète.

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Dans un parc en Belgique. 
Photo : VNA/CVN 

Des négociateurs du monde entier, réunis ici pour la deuxième phase de la 15e réunion de la Conférence des parties (COP15) à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, du 7 au 19 décembre, tentent d'adopter un nouveau cadre mondial pour la biodiversité, avec des objectifs ambitieux et des cibles d'action spécifiques, afin de parvenir à un changement radical d'ici le milieu du siècle.

La communauté internationale "attend l'adoption du cadre mondial pour la biodiversité post-2020 et espère faire de la COP15 un moment important pour inverser la perte de la biodiversité mondiale", a déclaré Huang Runqiu, ministre chinois de l'Écologie et de l'environnement, qui préside la réunion.

M. Huang a dit dans son discours d'ouverture que les parties, les organisations internationales et les parties prenantes devraient faire preuve d'un esprit de coopération, de détermination politique, de sincérité et de flexibilité lors de la réunion, construire un consensus solide et rechercher activement des solutions de compromis sur les questions clés.

Il a également encouragé les parties à prendre des engagements politiques, à continuer à augmenter l'apport financier international et à créer des conditions favorables à l'avancement du processus de consultation.

Lors d'un point-presse tenu mardi, M. Huang a relevé quelques défis dans les négociations. L'un d'eux, a-t-il dit, est de trouver un équilibre entre les trois objectifs de la convention, à savoir la préservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages.

La mobilisation des ressources financières en est un autre, a-t-il ajouté. "Il y a encore un grand écart dans le financement, ainsi que des désaccords sur les mécanismes de financement."

Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement, a également exhorté toutes les parties à se mettre d'accord sur ce cadre ambitieux. "Cela va nécessiter notre engagement le plus profond", a-t-elle indiqué. "Cette responsabilité n'est pas un choix entre quelque chose ou rien. C'est un choix entre tout ou rien".

Mme Andersen a exigé que le cadre s'harmonise avec l'Accord de Paris de 2015 ainsi qu'avec d'autres accords internationaux sur la dégradation des terres, les forêts, les océans, les produits chimiques et la pollution.

La Chine continue d'assurer la présidence de cette réunion après la première phase de la COP15 qui s'est tenue l'année dernière dans la ville chinoise de Kunming. Le thème de cette année est "La civilisation écologique : construire un avenir partagé pour toute vie sur Terre".

À Kunming, la Chine a annoncé qu'elle prendrait l'initiative en investissant 1,5 milliard de yuans (215 millions d'USD) dans la création du Fonds pour la biodiversité de Kunming, qui aidera les pays en développement à protéger la biodiversité.

La Chine s'est toujours engagée en faveur de la biodiversité mondiale et de la protection de l'environnement. Le concept de civilisation écologique, inscrit dans la Constitution chinoise en 2018, est devenu une approche chinoise unique qui établit une économie verte en plus d'objectifs environnementaux ambitieux. Il a également été ajouté à la Déclaration de Kunming lors de la réunion de l'an dernier.

Elizabeth Maruma Mrema, secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, a exprimé sa gratitude pour les "efforts inlassables" de la Chine dans la tenue de la première partie de la réunion et la mobilisation "des engagements du monde à travers la Déclaration de Kunming."

Xinhua/VNA/CVN 

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