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Hantavirus
Les Français rapatriés placés en "isolement strict", l'un d'entre eux présente des symptômes

L'un des cinq Français rapatriés le 10 mai par avion après avoir été évacués du navire MV Hondius, où un foyer d'hantavirus a été détecté, présente des symptômes, si bien qu'ils ont tous été placés "en isolement strict jusqu'à nouvel ordre".

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Des ambulances transportant des patients français évacués du navire de croisière MV Hondius, quittent l’aéroport du Bourget, au nord de Paris, le 10 mai. 
Photo : AFP/VNA/CVN

L'un des Français "a présenté des symptômes dans l'avion de rapatriement" qui a atterri dans l'après-midi à l'aéroport du Bourget, près de Paris, a annoncé sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Selon un décret publié dans la nuit du Journal officiel, les cinq personnes ayant séjourné à bord du MV Hondius sont placées "en quarantaine" le temps d'une "évaluation médicale et épidémiologique". "À l'issue de cette évaluation, elles sont maintenues en quarantaine ou placées à l'isolement, pour une durée totale de 42 jours", est-il précisé.

Les personnes ayant été en contact avec un passager ou tout individu infecté ou présentant un risque sérieux d'infection pourront également se voir soumise à des mesures de quarantaine ou d'isolement en cas de crainte sérieuse de contamination, d'après le décret.

La période d'incubation peut s'étendre jusqu'à six semaines.

Quelques minutes après leur atterrissage, les cinq Français rapatriés ont quitté l'aéroport du Bourget dans un convoi de cinq fourgons du Service d'aide médicale d'urgence (Samu) pour arriver à l'hôpital Bichat à Paris, selon un photographe de l'AFP sur place.

Le 10 mai au matin, les ministères de la Santé et des Affaires étrangères avaient indiqué dans un communiqué qu'en cas d'apparition de symptômes chez une personne suivie, "celle-ci sera immédiatement reclassée comme cas suspect" et intégrée à une procédure prévoyant "une évaluation spécialisée, puis une prise en charge sécurisée dans un établissement de santé de référence".

Plus de 90 personnes évacuées 

Les premières évacuations des quelque 150 passagers et membres d'équipage du navire de croisière MV Hondius ont débuté le 10 mai au matin au port de Granadilla dans le Sud de Tenerife, île de l'archipel espagnol des Canaries, dans l'océan Atlantique.

Les vols de rapatriement doivent continuer à s'enchaîner, en direction des Pays-Bas, du Canada, de la Turquie, du Royaume-Uni, de l'Irlande et des États-Unis, le dernier vol étant prévu le 11 mai en direction de l'Australie.

Des ambulances transportent les cinq passagers français cas contacts de l’hantavirus jusqu’à l’hôpital Bichat le 10 mai. 
Photo : AFP/VNA/CVN

"Plus de 90 personnes, des passagers et des membres d'équipage, auront été évacués" du Hondius à la fin de la journée du 10 mai, a annoncé le secrétaire d'État espagnol à la Santé, Javier Padilla. Les évacuations doivent ensuite reprendre le 11 mai après-midi.

Aucune évacuation ne sera réalisée lundi matin 11 mai en raison du "ravitaillement en carburant" nécessaire au bateau avant son trajet de plusieurs jours vers les Pays-Bas, dont le départ est prévu autour de 18h00 GMT.

Tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L'OMS recense six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin, ni traitement.

L'agence onusienne considère que la situation actuelle n'est pas comparable à celle du début de l'épidémie de COVID-19 en 2020, même si la crise a suscité une inquiétude mondiale.

L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.

Mais des experts ont confirmé que la variante du virus détectée à bord du navire, l'hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.

AFP/VNA/CVN

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