10/04/2020 21:30
Le gouvernement indonésien intensifie ses efforts pour effectuer des tests PCR dans le contexte où ce pays accuse un retard par rapport à tous les autres pays en matière de tests de COVID-19.
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L'examen médical pour prévenir l'infection par le coronavirus à Singapour, le 8 avril. Photo: Xinhua/VNA/CVN

Le gouvernement indonésien intensifie ses efforts pour effectuer des tests PCR (réaction en chaîne par polymérase) dans le contexte où le quatrième pays le plus peuplé du monde accuse un retard par rapport à tous les autres pays en matière de tests de dépistage du coronavirus.

Le ministère indonésien de la Santé a publié le 7 avril une circulaire autorisant les laboratoires cliniques publics et privés satisfaisant aux normes de biosécurité de niveau 2 (BSL-2) et disposant des installations nécessaires à effectuer des tests PCR pour dépister le nouveau coronavirus SARS-CoV-2.

La décision est intervenue après que le président Joko Widodo avait appelé lundi le ministère de la Santé et le groupe de travail de lutte contre le COVID-19 à améliorer et à accélérer les tests PCR, ce qui, selon les scientifiques, est crucial dans la lutte contre la pandémie mortelle.

Selon le site Worldometer, l'Indonésie est l’un des pays ayant les plus faibles taux de tests de dépistage avec seulement 52 tests par un million de personnes jusqu’au 8 avril. À titre de comparaison, parmi les pays voisins, le nombre total de tests de dépistage effectués par million d'habitants à Singapour est 11.110, celui en Malaisie, 1.717 et celui en Thaïlande 1.030.

Jusqu’au 8 avril, l'Indonésie n'avait effectué que 14.571 tests PCR, un nombre peu élevé. Le porte-parole du gouvernement chargé des affaires liées à COVID -19, Achmad Yurianto, a déclaré que les laboratoires du pays avaient la capacité d’en effectuer plus de 500 par jour et que ce chiffre devrait augmenter dans les prochains jours.

Le 9 avril, au Cambodge, le gouvernement a émis une ordonnance interdisant la plupart des voyages à travers le pays pendant une semaine, afin de limiter la propagation du COVID-19. L’ordonnance, signée par le Premier ministre Hun Sen, est en vigueur du 10 avril à 00h00 au 16 avril à 24h00.

Les habitants de Phnom Penh restent libres de se déplacer dans la ville, mais il leur est interdit de partir. Les personnes vivant en dehors de la capitale ne sont pas non plus autorisées à se déplacer entre les districts - les régions administratives des 24 provinces du Cambodge. Les frontières provinciales ne peuvent pas non plus être franchies.

Cependant, les personnes transportant de la nourriture, les fonctionnaires du gouvernement, le personnel militaire, les travailleurs des services d'urgence et les employés de collecte des déchets sont exemptés de la restriction de voyage, mais doivent porter une pièce d'identité. A ce jour, le Cambodge a enregistré 117 cas de COVID-19 et aucun décès.

À Singapour, le ministère de la Santé a confirmé jeudi 287 nouveaux cas d’infection, la plus forte hausse quotidienne à ce jour, portant le total dans le pays à 1.910 dont sept décès. Plus de 200 des nouveaux cas étaient liés à des flambées dans des résidences de travailleurs étrangers. Singapour a mis en quarantaine des milliers de travailleurs dans les résidences liées à plusieurs cas de COVID-19.

Respecter les règles du gouvernement

Les personnes qui ne respectent pas les règles plus strictes dans le cadre d'une distanciation sociale et de quarantaine à domicile pour freiner la propagation du COVID-19, seront punies des amendes ou des poursuites judiciaires. Les personnes prises pour violation des règles pour la première fois recevront un avertissement écrit sévère, a déclaré jeudi 9 avril le ministre singapourien de l'Environnement et des Ressources en eau, Masagos Zulkifli, dans un message sur Facebook. Les contrevenants pour la deuxième fois seront condamnés à une amende de 300 dollars singapouriens, et ceux qui seront attrapés une troisième fois seront inculpés au tribunal.

Jeudi 9 avril, le Premier ministre Lee Hsien Loong a réitéré ses appels selon lesquels les gens devraient rester chez eux et respecter les règles du gouvernement.  En Thaïlande, au 9 avril, ce pays avait dépisté 2.423 cas d’infection dont 32 décès et 940 patients complètement guéris, selon les statistiques du Centre de gestion des situations du COVID-19. Parmi les cas signalés, 80 agents de santé ont été infectés, dont 50 personnes ont été contaminées en milieu hospitalier.

Bangkok concentre le plus grand nombre de cas de SARS-CoV-2 en Thaïlande, avec 1.242 cas. D’autres localités qui comptabilisent plus d’une centaine de cas sont Phuket (161 cas), Nonthaburi (142 cas) et Samut (103 cas). Selon le porte-parole du Centre de gestion des situations du COVID-19, Thaweesin Visanuyothin, la Thaïlande doit encore faire preuve de prudence concernant le rapatriement des citoyens à l’étranger, car il y a des Thaïlandais contaminés de retour de l’étranger.

VNA/CVN

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