"Nous apportons une réponse avec près de 300 millions de dollars (210 millions d'euros), associés à un plan d'action centré sur des investissements à fort impact pour aider à construire de nouvelles capacités et à accélérer le changement" dans la région, a-t-elle déclaré à la conférence de Guatemala. Les États-Unis avaient coopéré l'an dernier à hauteur de 260 millions de dollars à l'Initiative de Sécurité pour l'Amérique centrale (CARSI), un plan comprenant notamment un volet d'assistance militaire.
L'Amérique centrale est une des régions les plus violentes de la planète, pauvre et dotée d'institutions faibles, où sévissent par ailleurs des gangs ultra-dangereux nés dans les prisons de Los Angeles.
Les milieux d'affaires et les classes privilégiées d'Amérique centrale "doivent payer leur part d'impôts et devenir des partenaires complets de cette effort qui doit venir de toute la société" , a dit Mme Clinton. "Tant que vous assumerez votre responsabilité, nous assumerons la nôtre" , a-t-elle ajouté. Les États-Unis sont les principaux consommateurs au monde de cocaïne, stupéfiant produit quasi-intégralement au Pérou, en Colombie et en Bolivie.
La secrétaire d'État américaine, les dirigeants des sept pays d'Amérique centrale et leurs homologues de Colombie et du Mexique -deux pays ayant des plans spéciaux contre le narcotrafic avec les États-Unis- étaient réunis le 22 juin pour éviter que l'Amérique centrale ne devienne un nouveau bastion du trafic de drogue.
Les puissants cartels de la drogue, aujourd'hui quasiment tous mexicains, cherchent à acheminer leur marchandise aux États-Unis à travers l'Amérique centrale, pour établir des routes de passage alternatives à celle du Mexique, où le gouvernement mène une offensive militaire contre le narcotrafic depuis fin 2006. Les réunions sur le plan stratégique contre le crime organisé portent sur 22 projets à financer. Les taux d'homicides pour 100.000 habitants dans le triangle Honduras (58), Salvador (52) et Guatemala (48), sont parmi les plus élevés de la planète, selon l'ONU.
Le Guatemala a été récemment bouleversé par le massacre de 27 paysans décapités un à un dans une ferme le 14 mai par des tueurs à la solde du cartel mexicain des Zetas.
AFP/VNA/CVN