Moyen-Orient
Les conflits poussent le gaz européen au plus haut depuis début 2023

Le cours du gaz européen est monté à son plus haut niveau depuis le début de l'année 2023 mercredi 2 septembre, dopé par la reprise depuis lundi 31 août des frappes entre l'Iran et les États-Unis qui complique le remplissage des stocks avant l'hiver.

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Des véhicules font la queue pour faire le plein d’essence dans une station-service à Berlin, en Allemagne. 
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Vers 08h35 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence pour l'Europe, prenait 2,26% à 73,85 euros le mégawattheure, après s'être affiché à 75,33 euros, son plus haut depuis janvier 2023.

Les réserves européennes de gaz sont faibles pour cette période de l'année, ce qui implique des besoins d'approvisionnement importants avant l'hiver.

En plus d'être en concurrence avec l'Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), l'Europe se prépare à l'interdiction de l'importation du GNL russe à partir de janvier 2027.

"L'été exceptionnellement chaud en Europe et dans les principaux pays importateurs de gaz en Asie a stimulé la demande de GNL pour alimenter les systèmes de climatisation", ce qui a encore renforcé la demande, précise Jonathan Schroer, analyste chez Unicredit.

Or, "l'escalade militaire (au Moyen-Orient, ndlr) rend de plus en plus difficile de défendre l'hypothèse d'une normalisation rapide des flux de GNL", ce qui fait bondir les cours, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Par ailleurs, les perspectives d'une résolution diplomatique s'éloignent, le président américain ayant déclaré sur sa plateforme Truth Social qu'il se "moque complètement" que l'Iran signe un accord ou non.

Il a dit "préférer" la situation actuelle, assurant que les États-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz", et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement".

Mais la navigation dans le stratégique détroit d'Ormuz reste très en dessous de ses niveaux habituels et plus coûteuse.

"L'offre de pétrole est légèrement meilleure, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ayant pu exporter, via des oléoducs alternatifs", qui reliaient respectivement le Golfe d'Oman et la mer Rouge, explique M. Schroer.

Mais pour le GNL, une grande partie de la production du Golfe venait du Qatar, un pays qui n'a pas de voie alternative pour ses exportations, ce qui explique pourquoi le cours du gaz a davantage grimpé depuis le début du conflit que celui du pétrole.

AFP/VNA/CVN

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