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| Le Docteur Nguyên Tuân Nghia, expert en intelligence artificielle et président de l’antenne de Nouvelle-Galles du Sud de l’Association des universitaires et experts Vietnam - Australie (VASEA). |
| Photo : VNA/CVN |
De plus en plus, les intellectuels vietnamiens de l’étranger souhaitent s’impliquer directement à travers des projets concrets et des mécanismes de coopération adaptés.
Selon le docteur Nguyên Tuân Nghia, expert en intelligence artificielle (IA) et président de l’antenne de Nouvelle-Galles du Sud de l’Association des universitaires et experts Vietnam - Australie (VASEA), il est nécessaire de passer des appels généraux à un système de "commandes ciblées". Cette approche consisterait à définir précisément les problématiques scientifiques et technologiques à résoudre, les unités responsables, les ressources disponibles ainsi que les résultats attendus, afin de permettre aux experts vietnamiens à l’étranger d’identifier rapidement les domaines dans lesquels ils peuvent apporter leur contribution.
Cette vision est partagée par Huynh Tân Dat, président de l’Association des étudiants vietnamiens en Australie (SVAU), qui a souligné la nécessité d’un point de contact clair pour relier les ressources intellectuelles de la diaspora aux partenaires au Vietnam, depuis l’identification des besoins jusqu’au développement de la coopération.
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| Le vice-président du Comité d’État chargé des Vietnamiens de l’étranger, Ngô Trinh Hà. |
| Photo : VNA/CVN |
Ce changement de paradigme s’inscrit dans la lignée de la Résolution N°23-NQ/TW du Bureau politique, qui marque une nouvelle étape dans l’approche des questions relatives à la communauté vietnamienne résidant à l’étranger. Comme l’a souligné Ngô Trinh Hà, vice-président du Comité d’État chargé des Vietnamiens de l’étranger, cette résolution considère les Vietnamiens d’Outre-mer non seulement comme une communauté à mobiliser et à soutenir, mais aussi comme des acteurs participant directement au développement national. Elle met en valeur les ressources de la diaspora, notamment les connaissances, les sciences et technologies, l’éducation, la culture, l’expérience en matière de gestion et les réseaux internationaux.
Selon lui, les experts et les intellectuels ne sont pas tenus de revenir vivre en permanence au Vietnam pour apporter leur contribution. Ils peuvent participer depuis leur pays de résidence par le biais de la recherche, du conseil, du transfert de technologies et de réseaux professionnels.
Le Docteur Nguyên Tuân Nghia a souligné que, pour la plupart des experts expatriés ayant une vie stable à l’étranger, les séjours prolongés au Vietnam pouvaient être difficiles à organiser. Il a donc proposé de favoriser des formes de contribution plus souples, telles que les postes de professeurs invités, la codirection de thèses ou les missions de conseil sur des projets spécifiques, tout en réduisant les "frictions" administratives liées aux contrats transfrontaliers, à la reconnaissance des diplômes, à la fiscalité et à la propriété intellectuelle.
En Nouvelle-Zélande, le professeur Nguyên Hoàng Minh, vice-président du Réseau des intellectuels vietnamiens, a estimé que le succès de cette coopération ne devait pas être mesuré au nombre de séminaires organisés ou de protocoles d’accord signés, mais plutôt au nombre de personnes formées, à l’impact concret des technologies mises en œuvre et à la pérennité des relations établies. Il a également appelé à placer la jeune génération au cœur de cette stratégie, en privilégiant une formation axée sur la résolution de problèmes concrets et l’accès à des réseaux professionnels internationaux.
L’engagement de la deuxième génération de Vietnamiens à l’étranger, qui ne maîtrise pas toujours la langue nationale mais souhaite contribuer par son expertise professionnelle, représente un gisement de compétences encore sous-exploité. Pour capitaliser sur ce potentiel, Huynh Tân Dat a suggéré la création d’un réseau ou d’une association pour les jeunes d’origine vietnamienne en Australie, proposant des activités en anglais ou bilingues et axées sur l’orientation professionnelle, le mentorat étudiant, le réseautage professionnel, les sciences et technologies, ainsi que la culture.
Enfin, l’accès à des informations structurées et officielles sur les possibilités de recherche et d’emploi au Vietnam est jugé essentiel pour permettre aux jeunes docteurs et chercheurs de planifier leur collaboration avec leur pays d’origine dès la fin de leur cursus à l’étranger.
VNA/CVN




